18 Mai 2013
par Roland HUREAUX
Paru dans Atlantico le 12 mai 2013
C'est déjà « plié » : voilà ce que tout le monde dit aujourd'hui de l'examen en cours de la loi Taubira « ouvrant le mariage aux couples de personnes du même sexe » par le Conseil constitutionnel; le Conseil ne prendra pas le risque de censurer une loi de société de cette importance, ne serait-ce que par peur de paraître « ringard ». Au maximum émettra-t-il quelque réserve sur l'adoption.
Certains voient même la décision tomber juste avant le 17 mai, journée mondiale de lutte contre l'homophobie
Le droit constitutionnel face à un paradigme nouveau
Pourtant les arguments pour faire droit aux recours déposés par les députés et les sénateurs ne manquent pas.







Dimanche dernier, le Front de gauche était dans la rue avec à sa tête Mélenchon, l’imprécateur, dont l’ambition consiste à faire vivre à gauche de la gauche une entité politique symétrique de ce qu’est le Front national pour la droite. Une différence saute aux yeux. Si le PS condamne les propos excessifs et le manque de réalisme de Mélenchon, il souhaite ne pas briser les liens avec l’extrême gauche. Cette absence de symétrie doit être soulignée. L’UMP continue à vouloir obtenir les voix du Front national, mais repousse avec horreur tout rapprochement. Ensuite, dans le vide sidéral de cette agence de placement électoral, les calculs personnels font jouer le curseur de la distance.
A peine la crise chypriote semble-t-elle s'atténuer que déjà un autre pays de la zone euro suscite l'inquiétude : la Slovénie, touchée elle-aussi par une crise bancaire, malgré les déclarations rassurantes du premier ministre de centre-gauche Alenka Bratusek, arrivée au pouvoir le 27 mars, selon qui "l







