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mercredi, 27 février 2013 23:19

Le vote des Italiens : un scrutin lourd de sens

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communique officiel

Lors des élections générales des 24 et 25 février, le peuple italien a voté avec lucidité, courage et prémonition : l’échec des candidats de Bruxelles, des champions des oligarchies, des hérauts des marchés et des banques est une formidable nouvelle pour tous les peuples d’Europe : Mario Monti, sèchement désavoué, recueille moins de 9 % des suffrages, tandis que le "Cabri" social-démocrate, Pier Luigi Bersani, se retrouve incapable de former un gouvernement stable, car minoritaire au Sénat.

Le vote des Italiens exprime sans ambiguïté une très saine révolte populaire face à un système technocratique et des diktats économiques qui conduisent l’U.E. droit dans le mur. Dans le pays du traité de Rome, dont l'engagement européen fut longtemps le ciment, il s'est trouvé plus de la moitié des électeurs pour soutenir des candidats qui ont fait toute leur campagne sur un "non" à "l'Europe allemande" (Silvio Berlusconi qui ayant su reconnaître ses erreurs avec plus ou moins de sincérité, s’oppose à une "politique" dont il a compris l’absurdité, et ses alliés de La Ligue du Nord) ou sur un "non" à l'U.E et à ses contraintes (L’humoriste et blogueur-vedette Beppe Grillo, chef de file du Mouvement 5 Étoiles, devenu la 3ème force politique du pays avec 25 % des voix, porte-voix d'un rejet de toutes les élites, politiques, médiatiques et européennes, dont la dénonciation de l’affairisme des partis traditionnels, le rejet des mesures d’austérité imposées par l'UE et le FMI, l'exigence d'un referendum sur l'euro "pour renouer avec la lire" font mouche).

Il n’y a qu’à voir les réactions de stupeur des marchés financiers et des soit disant "élites" européennes, que résume l'éditorial du Monde de ce soir : "C'est le pire des scénarios qui s'est produit en Italie ; C'est inquiétant pour la Péninsule ; C'est alarmant pour l'Europe" ! Il aura fallu une longue année pour que la démocratie reprenne ses droits en Italie après le coup de force technocratique imposé par l'Allemagne et Bruxelles, qui avec Mario Monti, a acculé l'Italie à l'impasse. Le vote des Italiens est effectivement un sévère avertissement adressé à l'Union européenne. C'est à Bruxelles, Berlin... mais aussi Paris que les questions sont désormais renvoyées : Est-il possible d'imposer des politiques de rigueur à des peuples qui partout en Europe les rejettent et aspirent à une autre politique ? Est-il justifié d'approfondir cette inquiétante fracture démocratique ? Est-il tenable de persévérer sans menacer, au delà de la zone euro, l'unité, voire l'existence de l'U.E. ? En se soumettant à Bruxelles et à l’Allemagne, François Hollande et ses pairs européens ne se rendent-ils pas compte qu’ils seront les prochains Mario Monti ?

Dans le cadre du Rassemblement Bleu Marine, le SIEL œuvre pour que les Français se réunissent autour d'une grande force nationale capable de sortir de cette situation catastrophique, fruit d'un engrenage délétère, et se rassemblent sur l'essentiel, afin qu’ils portent aux responsabilités, lors des prochaines échéances électorales, des dirigeants permettant de recouvrer la souveraineté de la Nation, l'indépendance de l'Etat et les libertés des citoyens, et qu’ils fassent preuve de la sorte de la même lucidité que leurs voisins italiens ».

Paris, 26 février 2013

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