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lundi, 15 septembre 2014 01:00

La Philharmonie de Paris doit demeurer ce lieu d’excellence voué à la diffusion de la musique classique à Paris et en Ile-de-France

Écrit par 

par Karim Ouchikh
Président exécutif du SIEL
Administrateur national du Rassemblement Bleu Marine
Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie
Conseiller municipal de Gonesse

philarmoniqueA quatre mois de son ouverture, le 14 janvier 2015, l’inauguration de la Philharmonie de Paris semble être menacée par un désengagement financier de la municipalité socialiste : Anne Hidalgo refuserait de prendre sa part du surcoût des travaux de construction du bâtiment de l’architecte Jean Nouvel, commandé en 2006 par l’Etat, la région et la Ville de Paris.

Ce bras de fer apparent masque en réalité un enjeu culturel majeur que la Ville de Paris s’applique à dissimuler sous couvert de désaccords financiers. Pour le nouveau maire de Paris, le calendrier de la Philharmonie de Paris doit être réorienté pour y inclure la programmation de concerts de musique du monde et de musique actuelle, dans une proportion qui pourrait porter atteinte à l’ambition initiale d’un équipement culturel promis depuis toujours à la pratique de la musique symphonique : sur 270 concerts programmés, 70 sont déjà dédiés à la musique du monde, au jazz ou aux musiques actuelles et 50 le seraient à destination des familles ou du jeune public.

La musique classique a été longtemps le parent pauvre de la politique culturelle française. Paris ne disposait d’aucun équipement d’envergure qui soit en mesure d’accueillir les grandes phalanges internationales, à l’égal des grandes capitales européennes : en se dotant d’un bâtiment de haute qualité acoustique qui abritera sous peu, sur le site du parc de la Villette, un auditorium de 2400 places, sept salles de répétition un pôle d’éducation de 2000 m2, la France répare enfin cette anomalie grossière. Contre l’avis des tenants du multiculturalisme culturel et les adeptes du nivellement identitaire qui se dissimulent dans les murs de l’Hôtel de ville de Paris ou sous les lambris de la rue de Valois, la Philharmonie de Paris doit demeurer ce lieu d’excellence voué à la diffusion de la musique classique à Paris et en Ile-de-France : cette vocation première doit être sanctuarisée et ne pas être détournée, pour des motifs idéologiques, au bénéfice de manifestations culturelles, par ailleurs parfaitement respectables, qui peuvent être pratiquées dans les nombreux autres équipements publics dont dispose la capitale.

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