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mercredi, 22 octobre 2014 18:22

Défense de la langue française : le SIEL soutient le maire de Villers-Cotterêts dans son projet de promotion de la francophonie dans le château de François Ier

Écrit par 

par Karim Ouchikh
Président exécutif du SIEL
Administrateur national du Rassemblement Bleu Marine
Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie
Conseiller municipal de Gonesse

et par Laure Fouré
Adhérante du SIEL


villiers-cotteretsUne délégation du SIEL, conduite par Karim Ouchikh, son président exécutif et conseiller de Marine Le Pen à la culture et à la francophonie, et de Laure Fouré, adhérente de notre formation politique, - accompagnée par M. Albert Salon, ancien ambassadeur de France et fondateur de l’association « Avenir de la langue française » (ALF)-, s’est rendue mardi 21 octobre 2014 à Villers-Cotterêts où elle a été reçue par son maire, M. Franck Briffaut, élu aux dernières élections municipales sous les couleurs du Rassemblement Bleu Marine.

Ardent défenseur de notre langue, le nouvel édile, qui a fait adopter le « Manifeste Pour la Langue Française » en séance du conseil municipal du 30 septembre dernier, par lequel les signataires de ce document appellent nos gouvernants à réviser leur politique linguistique et à « relever le défi de l’affirmation déterminée de la langue française dans la polyphonie du nouveau monde », travaille à l’aboutissement d’un projet destiné à permettre la restauration du château, devenu, comme tant d’autres joyaux de notre patrimoine, un chef d’œuvre en péril.

Lors de l’entretien qu’il nous a accordé, M. Briffaut a exposé les difficultés qu’il rencontre, mais aussi les espoirs qu’il nourrit dans ses négociations avec les représentants de l’Etat, propriétaire du château, pour obtenir les crédits nécessaires à une restauration des lieux qui préserverait leur caractère historique dans le cadre d’un projet culturel, artistique et touristique susceptible d’obtenir l’aval du service gestionnaire.

Si l’installation d’une Maison de la francophonie, telle que souhaitée par M. l’ambassadeur Salon afin de consacrer ce site au rayonnement international de notre langue, ne requiert pas dans l’immédiat l’accord des pouvoirs publics, espérons que le projet retenu ne transformera pas cette magnifique demeure royale en hôtellerie de luxe pour voyageurs fortunés, indifférents pour la plupart au devenir de la langue française… A cet égard, nous pouvons compter sur la vigilance de M. le maire pour s’opposer à pareille dérive mercantile. 

ordonnance villiers-cotteretsNotre déplacement s’est terminé par une intéressante visite guidée du château de cette cité emblématique, dont le nom reste attaché à la célèbre ordonnance édictée en ces lieux par le roi François Ier, le 25 août 1539.

Rappelons que ce texte, toujours en vigueur, constitue l’acte fondateur de la primauté et de l’exclusivité du français dans les documents relatifs à la vie publique du royaume de France. Destinée en son temps à faciliter la bonne compréhension des actes de l’administration et de la justice, cette ordonnance leur impose d’être rédigés dans cette langue, le français devenant ainsi la langue officielle du droit et de l’autorité publique, en lieu et place du latin.

Le socle juridique fondant l’usage obligatoire du français, qui ne s’oppose plus aujourd’hui au latin mais à l’hégémonie de l’anglais, a été complété en 1992 par l’inscription, dans la constitution du 4 octobre 1958, d’un article 2 disposant que « la langue de la République est le français ».

Ce dispositif s’est trouvé renforcé par la loi du 4 août 1994, dite « loi Toubon » (Jacques Toubon étant alors ministre de la culture), qui reconnaît « le droit au citoyen français, pour les textes légaux, mais aussi au salarié pour tout ce qui touche au contrat de travail et au consommateur pour ce qui concerne la présentation des produits, les modes d'emploi et les garanties, de s'exprimer et de recevoir toute information utile en français ».

Mais la portée de cette législation est aujourd’hui gravement menacée, tant dans le monde du travail par les entreprises qui obligent leurs salariés à s’exprimer et à rédiger quotidiennement en anglais, que dans l’enseignement supérieur par des réformes visant à dispenser des cours, toujours en anglais, afin d’attirer, de façon tout à fait illusoire, davantage d’étudiants étrangers.

A ce propos, force est de constater la constance de la politique menée par l’UMPS, ces réformes ayant été conduites successivement par Mmes Valérie Pécresse, ministre de Nicolas Sarkosy, et Geneviève Fioraso, qui appartient à l’actuel gouvernement socialiste.

Dans ce contexte, il est urgent de lutter contre cette situation désastreuse et révoltante, qui témoigne du déclin culturel de notre pays, dont la responsabilité incombe à nos « élites » politiques, lesquelles, comme la majorité des journalistes, massacrent la syntaxe et l’orthographe ou s’expriment spontanément en anglais dans les instances internationales.

C’est pourquoi le SIEL, conscient de l’importance du combat pour la défense de la langue française, pilier de notre identité, invite tous les patriotes à se battre dans leur vie quotidienne pour le respect et le rayonnement de celle-ci et à participer aux actions menées par l’ALF*, association de promotion du français, qui œuvre depuis 1992 à l’émergence d’une vraie politique linguistique en France, en Europe et dans le monde.

*ALF : 34 bis rue de Picpus 75012 Paris

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Karim Ouchikh

Président du SIEL,
Conseiller municipal et d’agglomération de Gonesse,
Conseiller régional Ile-de-France.

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