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dimanche, 18 janvier 2015 18:09

Philippe Tesson, Cheyenne-Marie Carron, Riposte Laïque / Résistance républicaine, nouveaux parias de la liberté d’expression

Écrit par 

par Karim Ouchikh
Président du SIEL
Administrateur national du Rassemblement Bleu Marine
Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie
Conseiller municipal et d'agglomération de Gonesse

liberte-expressionEric Zemmour, Michel Houellebecq, Renaud Camus et, à un degré moindre, Christophe Guilluy, Jean-Claude Michéa ou Laurent Bouvet, autant de personnalités remarquables, aujourd’hui vouées à la mort civile pour avoir osé se démarquer du politiquement correct… La liste des victimes de la pensée unique, désignées à la vindicte publique sous l’appellation infamante de ‘‘nouveaux réactionnaires’’, s’est rallongée insidieusement ces dernières jours.

Déjà visé par une plainte pour incitation à la haine raciale, Philippe Tesson a été congédié par ‘‘Le Point’’ à la suite des propos tenus par le journaliste mercredi dernier, lors d’un débat portant sur la laïcité dans les établissements scolaires, à l’occasion duquel il fustigea vigoureusement « les musulmans ».

A la demande de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), les projections du film L’Apôtre ont été annulées au grand dam de sa réalisatrice, Cheyenne-Marie Carron, dont le seul tort est d'avoir évoqué, dans cette magnifique fiction, l'histoire d'un musulman pratiquant qui se convertit au christianisme, malgré l'opposition de sa famille.

Sur décision de la préfecture de Police de Paris, confirmée par la justice administrative, les associations Riposte Laïque et Résistance républicaine se sont vues interdire la tenue de leur rassemblement parisien qui devait se tenir ce 18 janvier, avec pour slogan "Islamistes hors de France", en présence notamment de l’écrivain Renaud Camus et d’un représentant du mouvement allemand Pegida.

A la lumière de ces trois faits déroutants qui ont pour point commun, au fond, la question lancinante de la place de l’islam en France, chacun mesurera les limites et les contradictions d’un discours officiel qui, depuis la tragédie de Charlie Hebdo, ne cesse de plaider hypocritement pour la défense intangible de la liberté d’expression.

Considérant que la liberté d’expression n’est certainement pas un droit à géométrie variable, le SIEL dénonce les violations répétées à son intégrité, perpétrées dans l’indifférence quasi-générale par un pouvoir socialiste aux abois dont l’action liberticide se trouve complaisamment relayée par la plupart des grands médias français, pour des motifs idéologiques de moins en moins inavouables.

Si le droit pour un hebdomadaire satirique comme Charlie Hebdo à s’exprimer sans entraves doit être défendu, - fut-ce au prix d’un ‘‘humour’’ douteux qui met en péril partout dans le monde musulman les intérêts français, la sécurité de nos compatriotes ou la présence des lieux de cultes chrétiens -, ce bénéfice ne saurait être écarté à l’égard de celles et ceux qui placent légitimement le phénomène anxiogène de l’islam au cœur de leurs interrogations et de leurs inquiétudes.

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Karim Ouchikh

Président du SIEL,
Conseiller municipal et d’agglomération de Gonesse,
Conseiller régional Ile-de-France.

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