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mercredi, 22 avril 2015 11:48

Bernard Lugan évincé de Saint-Cyr : une réplique socialiste au mode opératoire sarkozyste !

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Bernard Lugan Bernard Lugan

Aymeric Chauprade, en 2009, avait fait les frais de la chasse aux sorcières à l’égard des penseurs « libres ». Hervé Morin, plus à sa place à la tête de sa petite boutique centriste qu’à la tête de notre grande armée française (cela s’entend en faits d’armes et en qualités professionnelles car sur le plan numérique les coupes sombres des fossoyeurs UMPS rend difficile l’emploi de ce qualificatif), avait décidé de mettre fin aux interventions dispensées par le géopoliticien à l’école de guerre. Sans doute alerté par une quelconque officine, le va-t-en-guerre (pacifistes, rassurez-vous, cette virilité s’appliquait aux intellectuels et le ministre n’a en aucun cas infléchi l’appauvrissement de la capacité militaire française à l’œuvre depuis plusieurs dizaines d’années) avait tranché et suspendu Aymeric Chauprade. Sous des prétextes tronqués, il s’agissait en fait de remettre dans le rang un homme coupable notamment de sympathie pour Vladimir Poutine, trop dangereux pour un public d’officiers susceptibles d’apprécier une approche des rapports mondiaux anti-atlantiste, ou tout simplement multipolaire. Pire, la renaissance du modèle occidental traditionnel vanté régulièrement du côté du Kremlin aurait pu envahir ces esprits bouillonnants !

Depuis, Nicolas Sarkozy, le commanditaire, et Hervé Morin, l’exécutant, ont laissé la place respectivement à MM. Hollande et Le Drian.

Et cette fois, c’est Bernard Lugan a l’école spéciale militaire de Saint-Cyr qui est rattrapé par la patrouille, sauf que celle-ci a des airs de 7ème compagnie …

Que lui est-il reproché ? Une vision de l’histoire africaine trop complice avec la période coloniale. Il ne met pas l’accent sur le pillage de richesses, sur l’asservissement des peuples autochtones ; il faut donc le sanctionner !
Plus directement, et plus récemment, il aurait émis des réserves sur le déplacement d’un secrétaire d’Etat de la République à Sétif pour y dénoncer un nouvel épisode de la repentance française. Parlant de réécriture de l’histoire et de soumission aux récits des autorités algériennes, l’impudent ayant osé prendre une position trop nationale devait être châtié. Pas de discernement, il s’est exprimé en tant que citoyen et historien de grande renommée (pou rappel il a été expert devant le tribunal international sur le génocide rwandais) et ce sont ces fonctions à Saint-Cyr auxquelles le Gouvernement s’attaque. A défaut d’avoir une prise sur les idées, on s’attaque aux hommes !

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SIEL


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