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lundi, 06 juillet 2015 19:34

Liberté, j'écris ton Non !

Écrit par  Karim Ouchikh, Christian Vauge

Par un écart de plus de 20%, le Non l’a emporté dans le référendum proposé aux Grecs ce dimanche 5 juillet. Il a écrasé le Oui, favori des sondeurs et des parrains financiers inquiets d’un gouvernement décidé à ne plus jouer le jeu de cette construction européenne bancale, voulue sans le libre consentement de ses membres, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne réalise pas les espoirs de progrès économique et humain qu’elle devait apporter.

En saluant ce brillant résultat, il ne s’agit pas d’exonérer la Grèce de sa gestion coupable des libéralités financières qui lui furent accordées par ses partenaires, mais bien de reconnaître le retour éclatant de la démocratie par la consultation directe du Peuple, un droit bafoué par la bureaucratie bruxelloise non-élue qui a confisqué les souverainetés avec la complicité de bien des gouvernements, français y compris.

Ainsi, dans l’affaire, la Grèce aura rappelé qu’elle enseigna la démocratie à l’Europe mais aussi qu’en digne patrie de Danae, elle se laissa séduire par la pluie d’or du FMI et de la BCE. Son exemple doit évidemment servir à certaines nations européennes, au premier rang desquelles la France, donneuse de leçons universelle, qui creuse son déficit budgétaire année après année et qui est bien mal placée pour donner des leçons en gestion financière. Elle serait donc bien inspirée, tant que le taux de ses emprunts quotidiens masquent la dure perspective qui s’annonce, de faire les efforts que bien d’autres pays ont faits avant elle.

Mais surtout, elle devrait revenir à la consultation directe du Peuple, seul détenteur de la souveraineté, qu’elle élude avec sa « démocratie représentative » notoirement biaisée qui lui a permis d’esquiver le verdict populaire sur des sujets de société fondamentaux, à commencer par l’adoption de cette Union Européenne, le statut de la famille, le retour dans le giron américain par l’OTAN ou la permissivité déraisonnable en matière d’immigration.

Le référendum grec oblige les futurs candidats pour l’élection présidentielle de 2017 à inscrire l’obligation de référendum sur les sujets cruciaux, au nom du droit imprescriptible des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Karim Ouchikh, Président du SIEL, Administrateur national du RBM, Conseiller d’agglomération de Gonesse.
Christian Vauge, Adhérent du SIEL

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