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mardi, 19 février 2019 15:23

Antisémitisme : ne pas se tromper d’adversaires !

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Ce mardi 19 février à 19h, quatorze partis politiques dont la LREM, Les Républicains, le Modem, le P.C, E.E.L.V se rassembleront place de la République, à l’invitation du PS pour lancer un appel à l’Union contre l’antisémitisme et la défense des valeurs de la République.

Si naturellement le SIEL s’associe à la mobilisation nationale contre l’antisémitisme, il dénonce la mise au ban de principe des formations patriotes, à l'instar du R.N. en passant par DLF.

La multiplication des attentats terroristes ces dernières années (Charlie, Bataclan, Hyper-Casher...) qui ont ensanglanté la France démontre l’inanité de ces manifestations incantatoires qui dissimulent mal l’impuissance à agir de nos gouvernants, lesquels refusent en vérité de s’attaquer à la racine du mal.
Depuis près de trente ans, les actes antisémites sont très largement issus de la mouvance arabo-musulmane. La classe politique dans son ensemble est muette sur le sujet. Elle s’est enfermée dans le piège de la politique des minorités au point d’abandonner toute notion de Bien commun. La communautarisation, la ghettoïsation gagnent du terrain à telle enseigne que François Hollande a admis voici peu l’existence d’une partition potentielle de la France, déjà engagée dans certains territoires des Hauts-de-France, des quartiers Nord de Marseille ou de la Seine-Saint-Denis.
Je rappellerai aussi ces pompiers pyromanes de gauche qui, - tel un Manuel Valls déclarant que « l’antisémitisme est le combat de sa vie » -, oublient sans vergogne leurs engagements aveugles en faveur des Palestiniens et du Hamas, au risque d’importer sur notre sol des conflits qui nous sont radicalement étrangers.
Ces prises de position dangereuses ont largement contribué à la radicalisation de nos banlieues et à l’expansion d’une judéophobie dont ils portent aujourd’hui une grande part de responsabilité.

C’est pourquoi je ne m’associerai pas à cette mobilisation parisienne et regrette d’ailleurs qu’une partie de la droite, si prompte pourtant à dénoncer le laxisme du gouvernement Macron et le bilan de la gauche dans la montée de l’antisémitisme, s’associe sans états d’âme à une telle mascarade.
De ce point de vue, j’avoue également ne pas comprendre l’attitude de Nicolas Dupont Aignan ou celle de Marine Le Pen qui s’offusquent de n’a pas avoir été invités place de la République.
Je me flatte pour ma part, rejeté ou non, de ne pas côtoyer ce mardi 19 février ceux qui, par leur refus d’endiguer l’islamigration de notre continent, leur complaisance à l’égard des terroristes du Moyen-Orient ou l’inconscience dont ils font preuve en organisant le retour prochain de djihadistes dans notre pays, sont en réalité les principaux propagateurs de l’antisémitisme en France.

Si défendre les valeurs de la République en protégeant les juifs partout dans le monde est une belle et noble cause que je partage entièrement, défendre lucidement et activement la France et son identité millénaire répond à une exigence encore plus forte, à l’instar de nos Rois dont la préoccupation n’était pas La Défense les intérêts de la monarchie mais ceux du royaume de France.

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Karim Ouchikh

Président du SIEL,
Conseiller municipal et d’agglomération de Gonesse,
Conseiller régional Ile-de-France.

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