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mardi, 02 juillet 2013 23:57

Gonesse, laboratoire du Rassemblement Bleu Marine

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Marine Le Pen vient adouber la liste Ouchikh-Vigouroux

Bénédicte Agoudetsé | Le Parisien | Publié le 1 juil. 2013, 07h00

Cet après-midi, Marine Le Pen sera à Gonesse. La patronne du Front nationalvient parrainer la liste Rassemblement Bleu Marine pour les électionsmunicipales de 2014. A sa tête, Karim Ouchikh, président du SIEL (Souveraineté, indépendance et libertés), un mouvement souverainiste proche du FN.

Cet avocat de 47 ans, Gonessien depuis toujours et ancien conseiller municipal socialiste de 1995 à 2008, a confié la deuxième position de sa liste à un partenaire inattendu. Le chef de file de l'UMP locale Denis Vigouroux, 60 ans, pharmacien à la Grande Vallée et conseiller municipal d'opposition. Une alliance inédite, que les deux hommes interprètent comme « celle de la droite décomplexée », selon Karim Ouchikh. Cette union risque de faire grand bruit dans le paysage politique val-d'oisien et au-delà. De quoi mettre l'UMP dans l'embarras : exclura-t-elle Vigouroux, comme elle l'a fait dernièrement à Gamaches (Somme) pour Arnaud Cléré, ce militant qui a choisi de s'allier au Front national pour battre le maire communiste Jacques Pecquery?

Le lieu de la rencontre tenu secret

Denis Vigouroux assume : « Au vu des mauvais résultats de l'UMP dans le département ces dernières années avec, aux municipales de 2008, la perte d'Argenteuil, Goussainville ou Montmorency et, dans la 9e circonscription, la défaite de Yanick Paternotte aux législatives de 2012, il n'y a pas d'autre solution pour bouter le député-maire (PS) Jean-Pierre Blazy hors de l'hôtel de ville. Nous courrions sinon le risque de trois listes de droite à Gonesse », martèle-t-il, en faisant référence à Claude Tibi, de l'UDI, qui a déjà déclaré sa candidature.

Extrémiste, Karim Ouchikh? L'intéressé s'en défend... Vigoureusement. « Tout le monde me connaît depuis longtemps dans la commune. Je reste ce que je suis. Je veux remettre en marche la machine à intégrer que le PS a laissée de côté pour cultiver le communautarisme dans la ville. Notre liste est ouverte à droite comme à gauche, précise-t-il. Elle comportera d'ailleurs des candidats issus du PCF et du PS qui font le pari de la laïcité. Je viens de cet horizon politique et je suis fidèle à mes idées. Mais je crois que le PS a abandonné le peuple et que l'UMP a oublié la nation. Comme d'autres, Denis Vigouroux a le courage de choisir. »

L'endroit de la rencontre d'aujourd'hui est tenu secret jusqu'au dernier moment. Sans doute pour éviter que soit chahutée la venue à Gonesse de Marine Le Pen.

Municipales: un élu UMP rejoint M. Le Pen.
 


L'union qui déplaît à l'UMP

Le parti de Jean-François Copé va exclure Denis Vigouroux, conseiller municipal de Gonesse, qui s'est allié avec le FN pour les municipales 2014.

Bénédicte Agoudetsé | Le Parisien | Publié le 2 juil. 2013, 07h00

RÉAGIRGonesse, hier après-midi. Marine Le Pen est venue soutenir Denis Vigouroux (à gauche) et le souverainiste Karim Ouchikh (à droite), qui ont officialisé leur liste Rassemblement Bleu Marine pour les municipales 2014. (LP/B.A.)

Exclusion du parti. La sanction n'a pas tardé pour le conseiller municipalUMP de Gonesse, Denis Vigouroux. Hier, vers 18 heures, Axel Poniatowski, le patron de l'UMP dans le Val-d'Oise, a annoncé « avoir saisi directement Jean-François Copé, qui a inscrit, dès demain, à l'ordre du jour du bureau politique de l'UMP, l'exclusion définitive de M. Vigouroux ».

A peine deux heures plus tôt, Denis Vigouroux participait au lancement, au restaurant du golf de Gonesse, de la liste Rassemblement Bleu Marine pour les élections municipales de 2014. Une liste dont il prendra la deuxième position, après le souverainiste Karim Ouchikh, un proche de Marine Le Pen. La patronne du FN avait d'ailleurs fait elle-même le déplacement pour « soutenir les hommes de bonne volonté qui veulent faire avancer le monde, au-delà des clivages traditionnels ».

Depuis le matin, la gauche multipliait les appels à l'UMP. Rachid Temal, premier secrétaire de la fédération PS du Val-d'Oise, avait ainsi « demandé aux dirigeants de l'UMP dans le Val-d'Oise et au niveau national de se ressaisir et de désavouer sans délai et sans ambiguïté cette alliance FN-UMP à Gonesse, qui traduit une folle dérive de la droite ».

L'UMP allait-il sanctionner son électron libre pour avoir osé l'alliance interdite? La question brûlait toutes les lèvres, pendant la conférence de presse organisée pour l'occasion. « Axel Poniatowski m'a appelé ce matin(NDLR : hier), confiait Denis Vigouroux. Il en était au stade du questionnement. D'ailleurs, j'invite Jean-François Copé à venir nous soutenir, comme cela, nous serons totalement décomplexés! »

Un sens de l'humour que ne partage visiblement pas l'UMP du Val-d'Oise. « L'annonce de sa candidature sur la liste Front national ne vient finalement qu'officialiser et parachever un itinéraire qui ne répond qu'à une logique relevant de l'ego personnel et qui n'a rien à voir avec une quelconque forme de conviction politique », condamne Axel Poniatowski.

L'élu de Gonesse est dans le collimateur de ses instances départementales depuis les législatives de 2012. « Nous avions déjà voulu l'exclure en septembre, à cause de sa campagne de dénigrement du candidat sortant Yanick Paternotte dans la 9e circonscription (NDLR : qui a perdu ces élections), rapporte le patron de l'UMP 95. Du coup, le comité départemental était très réservé quant à son soutien à Denis Vigouroux à Gonesse pour les municipales. » « C'était prévisible », reconnaissait hier soir l'intéressé, fustigeant une UMP « très éloignée de la situation locale et du souci des électeurs de l'est du Val-d'Oise ». « Ils parachutent des Yanick Paternotte et des Geoffroy Didier qui cherchent à asseoir leurs carrières personnelles et partent une fois l'élection perdue », condamne-t-il. Pour autant, le conseiller municipal l'affirme : il n'adhérera pas au Front national, car ses « valeurs sont à l'UMP ».

Karim Ouchikh, lui, « salue le courage » de son colistier. « Cette alliance est une exception mais ne le restera pas », prédit, ravie, Marine Le Pen. Dans le Val-d'Oise, sept autres listes Bleu Marine seraient en préparation. « Et c'est loin d'être fini », assure la présidente du FN.
 


Gonesse, laboratoire du Rassemblement bleu marine

 
Matthieu Goar | 20 Minutes | Publié le 2 juil. 2013

POLITIQUE - Lors des municipales de 2014, une liste soutenue par le FN sera conduite pas un ancien socialiste et par le patron UMP de l'opposition locale...

Une dernière bouffée de cigarette électronique et Marine Le Pen s'installe entre ses deux nouveaux amis. À sa gauche, Karim Ouchikh, ancien socialiste; à sa droite, Denis Vigouroux, président du groupe UMP du conseil municipal de Gonesse (Val d'Oise). «Le Pen entre un ancien socialiste et un UMP... Certains ironiseront. Eh bien, je me sens tout à fait à ma place, extrêmement heureuse. C'est même tout le sens de mon combat politique», déclare la présidente du Front national.

«La vraie fille spirituelle de Chevènement»

Anciens adversaires, ces deux personnalités locales conduiront doncune liste du Rassemblement bleu marine (RBM) aux municipales de 2014. «Le PS a abandonné le peuple. L'UMP a oublié la Nation. Seule Marine tient cette ligne», analyse Karim Ouchikh, future tête de liste. Élu au conseil municipal de Gonesse de 1995 à 2008, cet ancien chevénementiste a quitté ses camarades pour flirter avec Nicolas Dupont-Aignan avant de devenir «mariniste» en 2011, puis de fonder un parti souverainiste, le Siel, qu'il a fondu dans le RBM.

Une trajectoire assumée, motivée par la peur de voir la France, «l'héritage charnel de chacun», se noyer dans l'Europe. «Marine parle d'Etat souverain, stratège, colbertiste. Plus personne ne tient ce discours-là. Elle est la vraie fille spirituelle de Chevènement alors que Hollande est celui de Jacques Delors», estime l'ancien socialiste qui n'aurait pas pu soutenir Jean-Marie Le Pen, «trop liberal». Avocat, il tonne contre les états-majors parisiens «coupés des réalités», «l'insécurité culturelle des quartiers qui entraîne des replis communautaristes» et approuve les propositions de Le Pen en terme d'immigration, lui le fils d'une famille kabyle arrivée en France dans les années 1960. «À l'époque, l'économie était florissante», glisse-t-il.

Une ville symbole pour Marine Le Pen

Le pharmacien Vigouroux, élu UMP, opine à toutes les analyses, appelle au «décloisonnement». Dans la journée, il a déjà reçu deux coups de téléphone de responsables de l'UMP venus se renseigner sur ses réelles envies de se lancer avec Marine Le Pen. «Moi j'invite Jean-François Copé à venir ici soutenir notre liste, comme ça nous serons vraiment décomplexés», ironise-t-il alors que l'UMP vient d'exclure Arnaud Cléré, un élu de Gamaches, qui avait l'intention de prendre deux militants FN sur sa future liste.

Le Pen savoure. Gonesse est, selon elle, un symbole de la réussite de son travail de dédiabolisation du Front qui a réussi à attirer 40% d'électeurs socialistes lors d'une législative partielle dans l'Oise. Selon le responsable FN du Val-d'Oise, plusieurs listes RBM avec des anciens socialistes et des élus UMP seraient d'ailleurs en préparation dans d'autres communes. «Vigouroux sera peut-être une victime expiatoire si l'UMP le vire dans quelques jours [ce qu'a confirmé plus tard un dirigeant], mais combien sont-ils prêts à en virer? 100? 200? 2.000?», attaque la présidente du FN qui a trouvé en Karim Ouchikh un parfait porte-étendard du «nouveau» FN. «Je ne me sens pas le jouet du service de presse du FN. Je veux juste prêter main-forte», corrige ce dernier.


Val-d'Oise : un élu UMP rejoint le FN dont les idées ne le "dérangent pas"

AFP - Le Monde | Publié le 2 juil. 2013

"Le Front national et ses idées ne me dérangent pas." C'est ce qu'a déclaré sur France Info Denis Vigouroux, un élu municipal UMP de Gonesse, dans le Val-d'Oise, qui sera donc présent sur la liste du Rassemblement Bleu Marine (RBM) aux élections municipales de 2014. Denis Vigouroux, chef de file de l'UMP et conseiller municipal d'opposition, devrait figurer en 3e position sur la liste conduite par Karim Ouchikh, président exécutif d'une formation proche du FN, le SIEL (Souveraineté, indépendance et libertés). "C'est une question de stratégie politique. On s'acheminait vers trois listes d'opposition, avec celle du Modem. Cela n'avait pas de sens. Il n'y a pas de trahison. Il se trouve que Marine Le Pen nous soutient et tant mieux. J'invite Jean-François Copé à nous soutenir également".

"FOLLE DÉRIVE DE LA DROITE"

Selon M. Ouchikh, le ralliement de M. Vigouroux est "avant tout une démarche de rassemblement" face au député-maire Jean-Pierre Blazy (PS). "Tous les élus UMP de la ville soutiennent la démarche de M. Vigouroux", a-t-il assuré.

Le premier secrétaire du Parti socialiste dans le Val-d'Oise, Rachid Temal, a demandé aux dirigeants de l'UMP "de se ressaisir et de désavouer sans délai et sans ambiguïté cette alliance FN-UMP", dénonçant une "folle dérive de la droite". L'entourage de Jean-François Copé a annoncé qu'une procédure d'exclusion avait été engagée, qui serait à l'ordre du jour du prochain bureau politique mercredi. Il n'y aura "jamais d'alliance avec le FN", sous peine d'exclusion pour ceux qui enfreindraient ce mot d'ordre, a-t-on ajouté.

Récemment, l'UMP a exclu l'un de ses militants qui avait fait alliance avec le FN dans une petite commune de la Somme, Gamaches, en vue des municipales. Elle a également annoncé l'exclusion d'un conseiller général de Saint-Gilles (Gard), qui avait publiquement souhaité la candidature dans la commune du député élu sous les couleurs du FN Gilbert Collard.


Municipales: un élu UMP rejoint M. Le Pen

Le Figaro | Publié le 1er juil. 2013

Un élu municipal UMP de Gonesse (Val-d'Oise) sera présent sur la liste du Rassemblement Bleu Marine (RBM) aux élections municipales de 2014, ont indiqué aujourd'hui l'intéressé ainsi que des responsables politiques locaux. Denis Vigouroux, chef de file de l'UMP et conseiller municipal d'opposition à Gonesse, devrait figurer en 3ème position sur la liste conduite par Karim Ouchikh, président exécutif d'une formation proche du FN, le Siel (Souveraineté, indépendance et libertés).

"C'est une question de stratégie politique. On s'acheminait vers trois listes d'opposition, avec celle du Modem. Ca n'avait pas de sens", a déclaré Denis Vigouroux. "Il n'y a pas de trahison. Il se trouve que Marine Le Pen nous soutient et tant mieux. J'invite Jean-François Copé à nous soutenir également", a-t-il ajouté.

Contacté par l'AFP, l'entourage de Jean-François Copé a annoncé qu'une procédure d'exclusion avait été engagée. Elle sera à l'ordre du jour du prochain bureau politique, après-demain.

Récemment, l'UMP a exclu l'un de ses militants qui avait fait alliance avec le parti d'extrême droite dans une petite commune de la Somme, Gamaches, en vue des municipales. Elle a également annoncé l'exclusion d'un conseiller général de Saint-Gilles (Gard), qui avait publiquement souhaité la candidature dans la commune du député élu sous les couleurs du FN Gilbert Collard.
 


Gonesse : comment l'UMP a viré au Bleu Marine

Nouvel Observateur | Publié le 3 juil. 2013  | Par Estelle Gross

L'UMP a suspendu ce matin Denis Vigouroux qui sera présent sur une liste Rassemblement Bleu Marine aux municipales. Et d'autres pourraient suivre...

Le bureau politique de l'UMP s'est prononcé ce mercredi matin pour la suspension de Denis Vigouroux, élu municipal de Gonesse qui a annoncé rejoindre une liste Rassemblement Bleu Marine pour les élections municipales lors d'une conférence de presse aux côtés de Marine Le Pen.

Et le parti pourrait bien prochainement avoir à statuer sur d'autres de ses membres puisque plusieurs colistiers de Denis Vigouroux ont décidé de suivre le même chemin. "Mes colistiers de 2008 me suivent", assure l'intéressé au "Nouvel Observateur". Trois autres élus d'opposition, Serge Lebegue, Geneviève Carrette et Eric Charlot devraient donc eux aussi figurer sur la liste Rassemblement Bleu Marine.

"Les élus UMP du conseil municipal de Gonesse vont se fondre dans cette liste", confirme Eric Charlot. "Les électeurs Front national sont près de 20% et ne sont absolument pas représentés et pour l'intérêt général je trouve que ce n'est pas normal", argumente-t-il.

"On est dans une ville qui subit des contraintes extrêmement forte"

La décision a été prise "il y a deux, trois mois", raconte Denis Vigouroux qui dit n'avoir jamais été reçu par la commission d'investiture de la fédération malgré ses demandes répétées. "On m'a simplement dit de m'entendre avec Claude Tibi qui mènera une liste UDI", poursuit-il. Quand on lui demande pourquoi il a choisi de rejoindre une liste proche du Front national plutôt que de s'accorder avec le candidat centriste, ce pharmacien de formation également membre du mouvement de François Fillon, Force républicaine, évoque des questions de personnes. "Monsieur Tibi a appartenu à quatre partis différents, il fait parti de l'UDI depuis quelques mois seulement, avant il était au MoDem, et il a même été dans le parti de Bernard Tapie ! C'est quelqu'un d'inconstant. Il ne peut pas gagner".

Selon Denis Vigouroux, l'UMP, même au niveau de la fédération, "ne comprend pas les enjeux locaux". "On est dans une ville située en marge de la région parisienne qui subit des contraintes extrêmement forte. Ce qui nous réuni là, c'est notre combat contre Jean-Paul Blazy le maire actuel en poste depuis 20 ans", développe-t-il.

Eric Charlot est du même avis. Il estime avoir "plus de valeurs communes avec cette liste de rassemblement" même si des membres du Front national en feront probablement partie. Et dénonce la volonté de la gauche de les "culpabiliser".

L'ancien socialiste, l'élu UMP et Marine Le Pen

C'est avec un ancien socialiste, Karim Ouchikh, désormais président éxecutif du SIEL, une formation souverainiste proche du FN que l'idée d'une liste de rassemblement est venue. Les deux hommes se côtoient depuis plusieurs années. Et c'est donc entourée d'un ancien socialiste et d'un élu UMP que Marine Le Pen est apparue tout sourire lors de la conférence de presse pour une photo tout en symbole. Une forme d'instrumentalisation que l'élu UMP relativise : "c'est le jeu", balaye-t-il.

Denis Vigouroux ne comprend pas ce qui motive la décision de l'UMP de l'exclure. "Rien juridiquement ne leur permet de le faire. Marine Le Pen nous a simplement apporté son soutien", estime-t-il avant d'ajouter : "je ne suis pas Front national, c'est l'UMP qui me cherche des problèmes". Il dit toutefois comprendre la crainte de la direction d'une "contagion".

"Il y aura d'autres situations comme celle-là"

Axel Poniatowski qui dirige la fédération UMP du Val d'Oise a été "très surpris" par la décision de Denis Vigouroux. "J'y vois quelqu'un qui est un peu aigri de ne pas avoir reçu l'investiture qu'il avait demandé, c'est un cas particulier", explique-t-il, avant d'évoquer "un certain rejet des militants UMP de Gonesse" vis à vis de Denis Vigouroux. Mais "il y aura d'autres situations comme celle-là, surtout dans le sud de la France", reconnaît toutefois l'élu.

Si c'est pour lui le signe que Marine Le Pen est "moins diabolisée que son père", c'est aussi la marque de l'échec du PS et de l'UMP. "Au cours des dix années passées, nous n'avons pas suffisament réformé le pays", regrette Axel Poniatowski, qui ne croit pas à un "vote d'adhésion au FN" notamment en raison du programme économique du parti frontiste.

S'il est exclu, Denis Vigouroux ne compte pas en rester là. Il ne souhaite pas rejoindre le FN "pour l'instant" mais espère bien engager un dialogue avec le parti en rassemblant le maximum d'UMP sur sa liste pour "faire bouger les mentalités".
 


Chef de file de l'UMP à Gonesse, Denis Vigouroux se présentera sur une liste du Rasselblement Bleu Marine

Ouest France | Publié le 3 juil. 2013 |

Un élu municipal UMP de Gonesse (Val-d'Oise) sera présent sur la liste du Rassemblement Bleu Marine (RBM) aux élections municipales de 2014, a-t-on appris lundi auprès de l'intéressé et de responsables politiques locaux.

Stratégie politique

Denis Vigouroux, chef de file de l'UMP et conseiller municipal d'opposition à Gonesse, devrait figurer en 3e position sur la liste conduite par Karim Ouchikh, président exécutif d'une formation proche du FN, le Siel (Souveraineté, indépendance et libertés). « C'est une question de stratégie politique. On s'acheminait vers trois listes d'opposition, avec celle du Modem. Ca n'avait pas de sens », a dit Denis Vigouroux. « Il n'y a pas de trahison. Il se trouve que Marine Le Pen nous soutient et tant mieux. J'invite Jean-François Copé à nous soutenir également », a-t-il ajouté.

« Une démarche de rassemblement »

Selon M. Ouchikh, le ralliement de M. Vigouroux est « avant tout une démarche de rassemblement » face au député-maire de la ville Jean-Pierre Blazy (PS). « Tous les élus UMP de la ville soutiennent la démarche de M. Vigouroux », a affirmé le dirigeant du SIEL, fondé par Paul-Marie Coûteaux.

Menacé d'exclusion

Dans un communiqué, le premier secrétaire du parti socialiste dans le Val-d'Oise, Rachid Temal, a demandé aux dirigeants de l'UMP « de se ressaisir et de désavouer sans délai et sans ambiguïté cette alliance FN-UMP », dénonçant une « folle dérive de la droite ». L'entourage de Jean-François Copé a annoncé qu'une procédure d'exclusion avait été engagée, qui serait à l'ordre du jour du bureau politique. Il n'y aura « jamais d'alliance avec le FN », sous peine d'exclusion pour ceux qui enfreindraient ce mot d'ordre, a-t-on ajouté.


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