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samedi, 09 mars 2013 12:00

Déni de justice

Écrit par 

par Laure FOURÉ

justiceSi quelques naïfs ont cru percevoir une évolution idéologique des socialistes en matière de lutte contre la criminalité et la délinquance lorsque Lionel Jospin admit naguère que la gauche faisait preuve d'angélisme sur ce sujet et que la "culture de l'excuse" n'était pas une réponse adaptée à l'explosion de ces phénomènes, les réformes proposées par l'actuel ministre de la justice, Christiane Taubira, va mettre fin à leurs espoirs, sans doute empreints d'angélisme...

L'aveuglement apparent de la gauche en matière de politique pénale n'est en réalité qu'une application de la théorie d'inspiration marxiste selon laquelle la société est forcément responsable du comportement de ses membres. La violence proviendrait de l'injustice dont ceux qui se rendent coupables d'infractions seraient les victimes.

Cette analyse permet d'accuser la pauvreté, le chômage, l'environnement urbain, voire le racisme, autant de fléaux qui frapperaient de malheureux exclus n'attendant qu'un peu de compassion et quelques subsides pour retrouver le droit chemin, alors même que les études réalisées par les criminologues contredisent toutes pareille imposture. Pour s'en tenir à la France, force est en effet de constater que les départements les plus pauvres, comme la Creuse ou la Lozère, connaissent le plus faible taux de criminalité rapporté au nombre d'habitants.

Au-delà de ces considérations doctrinales, n'oublions pas que le développement de l'insécurité permet à la puissance publique de justifier un contrôle toujours plus renforcé de l'ensemble de la population au prétexte de la protéger, lui permettant ainsi de prévenir toute velléité de rébellion du pays réel.

A cet égard, comme le rappelle pertinemment le journaliste Laurent Obertone dans son livre "La France orange mécanique", l'extension de la criminalité conduit le gouvernement à contrôler sévèrement le marché légal des armes tout en laissant prospérer leur trafic illicite dans les "territoires perdus de la République", que celle-ci ne semble d'ailleurs pas pressée de reconquérir...

Quoi qu'il en soit, le lynchage médiatique subi par l'auteur de cet ouvrage depuis sa parution traduit le désarroi des ayatollahs de la pensée unique, qui ne disposent d'aucun argument valable pour contredire le constat établi par son étude.

En s'obstinant à nier la réalité vécue par la majorité de nos compatriotes, l'oligarchie au pouvoir, qui perdra bientôt toute légitimité à force de mensonges, semble ignorer l'observation formulée en son temps par Rivarol: "Lorsque les peuples cessent d'estimer, ils cessent d'obéir". Précipitons le mouvement !

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