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mercredi, 20 mars 2013 18:30

Caroline chez les méchants extrémistes

Écrit par 

par Charles AMBEYRAC
Professeur de Lycée
Membre du SIEL

c-fourest« J’ai irrité tous les extrémistes », s’enorgueillissait Caroline Fourest sur le site francetvinfo.fr le 19 février 2013. Elle commentait la diffusion sur France 5 des « Réseaux de l’extrême », un quadruple documentaire décriant des mouvements aux buts différents voire opposés, parfois ultraminoritaires et sans réelle notoriété jusque là : les complotistes (dont aucun, sans doute, ne se déclare tel), les islamistes, les identitaires, plus les ultrasionistes et ultra-antisionistes réunis pour l’occasion.
Il semble que la journaliste se soit spécialisée dans la dénonciation de périls discutables voire contradictoires, dans une posture de vigie du contemporain.
Or, « toute posture est une imposture ». Dès lors, que veut Fourest ?

Fausse journaliste, vraie propagandiste
Sa présence au milieu des sextrémistes de FEMEN au début de la manifestation de CIVITAS le 18 novembre témoigne tout d’abord bien plus d’une collusion éhontée que d’un travail d’observation impartial. Nul n’y « cassait du pédé’ », elles y « gazèrent du catho’ ». De même, l’épisode des « Réseaux de l’extrême » consacré aux conspirationnistes (qu’ils soient insoumis ou élucubrateurs), ne sert qu’une doxa médiatique. Faible hommage à l’investigation, et à la liberté d’opinion.

Fausse universaliste, vraie communautariste
En outre, Caroline Fourest –qui se prétend aussi critique à l’égard de la Ligue de défense juive que de Dieudonné, s’est signalée jusqu’ici par un soutien peu conditionnel à Israël. N’a-t-elle pas participé en juin 2012 à un colloque « Démocratie et religion » à Tel-Aviv, trois semaines après le lynchage d’immigrés soudanais dans la même ville, sans même le mentionner ? À ce communautarisme confessionnel, elle en ajoute un autre, sexué. Premier porte-voix de la misandrie, promoteur de la séparation des sexes, elle a organisé en octobre-novembre 2011 un « Festival international du film lesbien et féministe de Paris » interdit aux hommes.

Fausse républicaine, vraie laïcarde
Enfin, dans Les nouveaux Soldats du Pape (2008), pot-pourri de marronniers (qui cachent la Fourest), notre propagandiste s’érigeait en conscience immorale de l’Église, au sein de laquelle elle se contenterait de critiquer « une vision simpliste, acculturée et sectaire du catholicisme, tournée vers […] le culte du chef ». Ne soyons pas dupes d’une ligne qu’elle affirme « plus laïque qu’antireligieuse ». Fourest est anti-chrétienne, et anti-chrétiens. Au moyen de sa revue « Pro-Choix », elle répand une culture de mort très éloignée de toute protection des libertés fondamentales, en premier lieu celle de vivre. Revue stipendiée sur deniers publics (24.000 euros en 2011-2012) et qu’elle semble négliger. Un numéro unique en 2012, onze posts antidatés sur le site éponyme…

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