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mercredi, 03 avril 2013 12:51

Allocations familiales ou allocations sociales ?

Écrit par 

par Laure FOURE
Adhérente au SIEL

familleLa réforme des conditions d'attribution des allocations familiales en fonction des revenus des familles, proposée par l'actuel gouvernement, constitue une nouvelle attaque de la classe politique à l'encontre des catégories sociales moyennes et supérieures qui contribuent à assurer le renouvellement des générations.

Rappelons que lors de leur création au lendemain de la seconde guerre mondiale, les allocations familiales étaient destinées à établir une certaine égalité entre les ménages élevant des enfants et ceux qui n'avaient aucun descendant à charge, en préservant le niveau de vie des foyers souhaitant engendrer ou accueillir une nombreuse progéniture. Cette politique résolument nataliste, jugée alors indispensable au redressement national, a conduit à l'émergence du "baby boom" des années 1947 à 1973, les fameuses "Trente Glorieuses" chères à l'économiste Jean Fourastié.

Depuis la fin de cette période faste marquée par le premier choc pétrolier, les politiques menées par les gouvernements successifs de la France ont contribué à appauvrir les familles, pour des raisons à la fois budgétaires et idéologiques.

D'une part, il s'agissait de limiter les dépenses des caisses d'allocations familiales sans que les ménages aux revenus les plus faibles n'en subissent trop durement les conséquences. C'est ainsi que le caractère familial des allocations s'est estompé au profit d'une approche sociale d'une aide bientôt réservée aux seules familles modestes. Cette évolution se trouvera renforcée, sur le plan fiscal, par le plafonnement du quotient familial, pénalisant encore davantage les cadres et les membres des professions libérales.

D'autre part, sous l'influence des idées libertaires issues du mouvement de mai 1968, toute politique d'inspiration nataliste étant perçue comme réactionnaire, nos élus abandonnèrent progressivement les mesures favorables aux familles, malgré les avertissements lancés alors par Alfred Sauvy et Michel Debré, soucieux du déclin démographique de la France.

A une époque où règne le culte de l'égalitarisme, les grandes consciences devraient dénoncer le caractère discriminatoire entre les familles de la mise sous conditions de ressources des allocations, alors que le coût de l'éducation d'un enfant reste le même, quelle que soit la situation des parents.

A la réflexion, compte tenu des difficultés financières rencontrées par les organismes sociaux comme par les collectivités publiques, et afin de rétablir l'égalité entre tous les citoyens, il conviendrait de supprimer totalement les allocations familiales, tant pour les ménages modestes que pour les foyers aisés.

Cette décision s'avérerait doublement bénéfique: tout en permettant aux pouvoirs publics de réaliser de substantielles économies, elle découragerait les populations pauvres mais prolifiques à rejoindre notre pays, ralentissant ainsi le grand remplacement du peuple français annoncé par Renaud Camus. Et comme chacun sait que nul ne fait des enfants pour toucher des subsides, personne n'aurait le mauvais goût de réclamer le rétablissement d'une institution d'un autre âge...

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