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vendredi, 07 février 2014 08:23

Huit jours de jeûne avec Béatrice Bourges

Écrit par 

par Josyane SOLARI
Membre du bureau du SIEL, déléguée régionale Languedoc-Roussillon et déléguée départementale en Provence-Alpes-Côte d'Azur

beatrice-bourgesTout d'abord, merci aux personnes qui nous ont apporté leur soutien.

Mon jeûne auprès de Béatrice Bourges est une action personnelle. C'est la raison pour laquelle je suis restée anonyme, apparaissant sur tous les sites avec seulement mon prénom, ne souhaitant pas que les médias s'emparent de mes activités au SIEL et à RECONQUETE REPUBLICAINE dont je suis un des 5 fondateurs, pour me traiter d'islamophobe, de raciste, fasciste et j'en passe, brouillant ainsi le message de Béatrice Bourges.

Notre action a fait bouger les lignes car le courageux député Jacques Bompard a déposé lundi 3 février 2014 une proposition de loi portant application de l'article 68 de la Constitution permettant la mise en application du processus de destitution du Président de la République, car cet article n'est pas applicable aujourd'hui, car jamais ratifié par le parlement depuis 1958.

Ces huit jours dans le froid et la pluie ont été très difficiles, assises toutes les deux de 10h 30 du matin à 19/20h, place Edouard Herriot à côté de l'Assemblée Nationale, faisant face tous les jours aux forces de l'ordre qui voulaient nous déloger. Les pressions ont été très fortes de la part de la police politique PS de Manuel Valls : pas de liberté d'aller et venir au mépris de l'article 4 de la déclaration des droits de l'Homme, de s'exprimer, de se réunir autour d'un banc public etc...

Nous avons dormi tous les soirs dans un camping-car garé dans le parking à côté du mur de la paix face à l'Ecole Militaire. Ce «camion» comme l'a appelé B. Bourges était très inconfortable. J'ai dû dormir par terre sur deux matelas de 2 cm d'épaisseur dans un espace de 60 cm ne me permettant pas de bouger, laissant le lit à B.B. qui toutes les nuits était sous perfusion afin qu'elle se repose et garde un peu de force pour affronter le lendemain. Comme j'avais très mal au dos, vendredi soir Béatrice a gentiment proposé malgré sa perfusion, de prendre ma place au sol car je ne pouvais plus supporter la douleur.

Béatrice Bourges, dont le numéro de téléphone a été diffusé sur internet a reçu d'innombrables SMS hostiles et violents, certains pornographiques. Le harcèlement jour et nuit des journalistes du petit journal de Canal Plus (elle a refusé de leur parler) a été vraiment insupportable ; ils tapaient sur le camion, et nous suivaient partout à tel point que la police leur a infligé un PV.

Seuls trois députés sont venus nous voir : Marion Maréchal Le Pen, Véronique Besse et M. Mariani. Nous avons eu la visite de Jean-Marie Le Pen, P.M. Couteaux, Christine Boutin et le soutien de Christian Vaneste et Jacques Bompard.

Les médias étrangers sont venus : BBC, The Independant, la télé russe, la télé polonaise mais pas TF1, A2, A3, M6, vous vous en doutiez, n'est ce pas !

Lundi matin 3 février lorsque la CGT qui manifestait sur la place E. Herriot nous a interdit de nous asseoir sur un banc afin que la TV polonaise nous filme, M6 s'est fait un plaisir d'enregistrer l'échange verbal entre la CGT et Béatrice. qui est restée très calme et courtoise, contrairement à ses interlocuteurs.

Voyant qu'il y avait aussi France Inter qui couvrait cette manif CGT, j'ai demandé à la journaliste si deux femmes qui jeûnaient depuis 8 jours l'intéressaient. Elle a interrogé Béatrice mais je crains fort que l'entretien n'ait pas été diffusé !

Je retiens de cette expérience une grande solidarité de la part de la population ; je dois l'avouer majoritairement catholique, mais aussi un moine bouddhiste, un vrai écologiste qui nous a dit être anarchiste ne partageant pas nos idées, mais étant là car la liberté d'expression était bafouée. Ces personnes par leur présence nous ont fait chaud au cœur et à l'âme, nous apportant du thé, des vêtements chauds, des fleurs et des prières. J'ai eu l'impression de me retrouver 50 ans en arrière dans cette France catholique bien élevée que j'aimais tant, où la vraie solidarité existait pas sa caricature d'aujourd'hui qui consiste à nous faire payer de plus en plus d'impôts pour donner à je ne sais qui, ou faire je ne sais quoi sous couvert de solidarité. Je préfère la solidarité de proximité comme dans mon enfance où chacun s'impliquait selon ses moyens et son temps libre.

J'espère de tout mon cœur que notre jeûne n'aura pas été vain et aura réveillé quelques Français, (c'est avec les petits ruisseaux que l'on fait les grandes rivières comme on dit ). Notre combat pour notre pays ne fait que continuer et nous comptons sur vous tous, car comme je l'ai dit un jour, nous sommes en guerre contre une oligarchie mondialisée qui veut tuer l'homme «naturel» et le façonner pour pouvoir mieux le manipuler (la théorie du genre en est un bel exemple).

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