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lundi, 14 juillet 2014 14:17

L’armée française se meurt. Silence dans les rangs !

Écrit par 

par Karim Ouchikh
Président exécutif du SIEL
Administrateur national du Rassemblement Bleu Marine
Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie
Conseiller municipal de Gonesse


14-juillet-defileLors des cérémonies militaires du 14 Juillet, nos soldats défileront au pas cadencé sur les Champs-Elysées, mais le cœur n’y sera pas. Certains penseront au sort incertain de leurs camarades du 3e RPIMa de Carcassonne sur le point d’être dissous, d’autres songeront au dénuement matériel enduré par nos unités actuellement en opérations extérieures, au Mali comme en Centrafrique. Tous éprouveront un même désarroi.

Grande est la misère qui frappe nos forces armées ! D’année en année, au fil d’une loi de programmation militaire perpétuellement révisée, les effectifs de nos unités combattantes fondent comme neige au soleil : entre 2009 et 2019, nos armées auront perdu 80.000 soldats et 7.500 postes sont menacés rien qu’en 2015. Nos troupes sont notoirement sous-équipées, au point de compromettre la sécurité de nos soldats sur les théâtres d’affrontements extérieurs : de l’aveu même du général de division Vincent Desportes, «seul un avion sur deux est capable de décoller. Seul un navire de guerre sur deux peut prendre la mer » ! Dans les casernes, la colère gronde partout : locaux insalubres, pénurie de munitions, rationnement du carburant, soldes impayées…


Les assurances présidentielles garantissant la sanctuarisation du budget régalien de la Défense n’y feront rien. En vérité, la France ne dispose plus des moyens matériels et humains de ses ambitions militaires et diplomatiques. Les injonctions comminatoires de Bruxelles sont passées par là : la logique d’austérité européenne impose à François Hollande, comme hier à Nicolas Sarkozy, de tailler brutalement dans les postes les plus importants du budget de l’Etat, dont les crédits militaires, devenus au fil des ans la variable d’ajustement budgétaire.

Si elle veut demain tenir dignement son rang international et sécuriser durablement son budget militaire pour conserver un outil opérationnel capable de protéger nos compatriotes, la France se doit de rompre sans plus tarder avec la politique malthusienne de restriction budgétaire que lui inflige, avec la complicité consciente de l’UMPS, une Union européenne de plus en plus punitive. Cent ans après le déclenchement de la Guerre 14-18, faisant mémoire de nos innombrables poilus morts pour la défense de la patrie, soyons conscients de l’ampleur des défis militaires de notre temps et ne baissons pas la garde, pour l’honneur de la France et le bien de nos compatriotes.

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