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lundi, 28 juillet 2014 14:43

La société française à l'épreuve du conflit israélo-palestinien

Écrit par 

par Karim Ouchikh
Président exécutif du SIEL
Administrateur national du Rassemblement Bleu Marine
Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie
Conseiller municipal de Gonesse


israelo-palestinienCe que l’on appelle pudiquement le conflit israélo-palestinien, qui n’est, en réalité, que la conséquence politique de la Déclaration Balfour de 1917 et du Plan de Partage voté à l’ONU en 1947, revêt, ces derniers temps, une double dimension, à la fois externe et interne. Sur le plan externe, il apparaît simpliste de renvoyer dos à dos l’Etat d’Israël et le Hamas en considérant, notamment, qu’à la folie terroriste de l’un, répondrait logiquement et nécessairement la légitime défense armée de l’autre. Il convient, en effet, de prendre en considération le rapport de force déséquilibré en faveur d’Israël qui ne peut, éternellement, demeurer dans un statu quo des plus ambigus quant à son occupation illégale de la Cisjordanie et l’isolement dans lequel il maintient la bande de Gaza. Dans de telles conditions apparemment contraire aux règles et principes du droit international (notamment le principe de l’intangibilité des frontières et l’inviolabilité des territoires souverains), la violence ne cessera ni d’un côté, ni de l’autre.

Sur un plan interne, on doit regretter la voix inaudible de la France dans cette affaire qui se contente du minimum pour ne pas risquer de déplaire tant à la communauté juive qu’à nos compatriotes arabes et/ou musulmans vivant sur notre sol. Ce faisant, le gouvernement français entretien une confusion préjudiciable, tant pour sa crédibilité diplomatique que pour l’intégrité du tissu national, entre l’antisionisme et l’antisémitisme, laissant ainsi implicitement penser que toute critique objective de la politique extérieure israélienne s’apparenterait à de l’antisémitisme.


De là, viennent les manipulations grossières qui ont mené à la manifestation « pro-palestinienne autorisée » du mercredi 23 juillet, soi-disant plus pacifique que celle, non autorisée, du samedi 19 juillet dernier, où l’on vit tout un quartier de Paris livré aux mains de casseurs. Or, nos concitoyens ne peuvent être dupes du fait que la seconde manifestation, orchestrée par le pouvoir en place avec l’appui des habituelles formations politiques et syndicales de gauche et d’extrême-gauche, n’avait d’autre but que de minimiser ce qu’était réellement la première manifestation : un énième épisode de guérilla urbaine anti-française, prenant opportunément le conflit israélo-palestinien pour prétexte. Les récents déchaînements de violences en marge de la coupe du monde de football, ont aisément démontré que les liesses n’étaient, en réalité, qu’une occasion parmi d’autres pour déverser tout le fiel d’une haine anti-française.

Dès lors, si l’on peut déplorer la reviviscence d’un antisémitisme aujourd’hui en France, celui-ci n’est guère imputable à une extrême-droite fantasmée, mais résulte de ce « Grand Remplacement » massif et démesuré, encouragé de manière totalement irresponsable et dogmatique par l’ensemble de la classe politique depuis trente ans, qui a substitué une délétère logique communautariste à l’anglo-saxonne, au traditionnel processus assimilationniste dont l’école a toujours été le pivot.

Le gouvernement peut donc bien pleurer les conséquences dont il persiste aveuglément à chérir les causes, les larmes versées ne resteront rien moins que des larmes de crocodile, tandis qu’il fait quotidiennement l’aveu de son impuissance politique par une inculture géopolitique qu’il masque par un droit-de l’hommisme mièvre et manichéen.

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