Imprimer cette page
dimanche, 03 août 2014 14:48

Au caporal Jules André Peugeot, la patrie reconnaissante

Écrit par 

par Karim Ouchikh
Président exécutif du SIEL
Administrateur national du Rassemblement Bleu Marine
Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie
Conseiller municipal de Gonesse


jules-andre-peugeotLe 2 août 1914 au matin, à la tête de son escouade, le caporal Jules André Peugeot surprend à Joncherey, dans le Territoire de Belfort, un détachement de reconnaissance allemand du 5e régiment de chasseurs à cheval de Mulhouse qui avait franchi la frontière française quelques heures auparavant. Incorporé depuis le mois d'avril dans le 44e régiment d’infanterie de Lons-le-Saulnier où il y effectue son service militaire, cet instituteur sorti de l’école normale de Besançon prépare durant cet été le concours des officiers de réserve : avec son unité, il a pour mission de sécuriser la frontière franco-allemande. L’affrontement est inévitable. Les coups de feu claquent. Mortellement blessé, le caporal Peugeot s’effondre et meurt à 10 heures 07 à l’âge de 21 ans.

Jules André Peugeot est la première victime militaire française d'un conflit qui ne débutera officiellement que le lendemain 3 août, avec la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France. La veille, le tocsin avait retenti dans nos villes et nos campagnes pour annoncer partout la mobilisation générale. En quelques jours, ce sont près de 3.800.000 Français qui seront mobilisés pour parer à la menace allemande. Quelques semaines après le déclenchement d’une crise diplomatique née à Sarajevo avec l’assassinat, le 28 juin 1914, de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, la France est entrainée, par le jeu infernal des alliances militaires, dans un conflit mondial qui coûtera la vie à près de 10 millions de morts, laissant sur les champs de bataille près de 8 millions d’invalides.


Avec 1,4 million de morts et de disparus, soit 10 % de sa population active masculine, la France paiera proportionnellement le plus lourd tribut en nombre de combattants tués : le décompte macabre s’arrêtera le 11 novembre 1918 à 10 h 55, avec la mort du dernier poilu tombé au combat, Augustin Trébuchon, tué 5 minutes avant l'heure du cessez-le-feu fixée par l’armistice du 11 novembre 1918. Cent ans après la mort du caporalPeugeot, faisant mémoire d’une guerre terrible dont les conséquences économiques, politiques, sociales et culturelles se firent sentir tout au long du XXème siècle, le peuple français se souvient et rend hommage à ces millions de femmes et d’hommes qui se sont mobilisés, par delà leurs différences, pour sauver la patrie en danger dans un élan vital qui a valeur d’exemple, aujourd’hui encore.

Lu 2130 fois
SIEL


Souveraineté, Identité Et Libertés

Derniers textes de SIEL