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vendredi, 28 novembre 2014 16:34

Le pape François crée la surprise

Écrit par 


par Gilles Lebreton
Vice-président du SIEL
Député français au Parlement européen
Conseiller de Marine Le Pen chargé de l'enseignement supérieur


pape-francoisC'est un très grand discours que le pape François a prononcé devant le Parlement européen le 25 novembre. Une partie de la presse française annonçait un discours centré sur la défense des immigrés et sur la critique des «populistes». Elle affirmait même que le pape l'avait co-rédigé avec le socialiste Martin Schulz, président du Parlement européen. C'était prendre son rêve de conformisme pour la réalité.

Le pape a en réalité créé la surprise en démontant pierre par pierre l'édifice d'hypocrisie, d'affairisme et de culture de mort qu'est devenue l'Union européenne.

Il a lancé une attaque très déterminée contre la «bureaucratie» européenne qu'il a accusée de priver la personne humaine de sa «dignité transcendante» au profit d'«intérêts économiques». Il a utilisé les mots les plus durs pour dénoncer l'ultralibéralisme au nom duquel elle traite les individus «comme des objets» qu'on jette quand on n'a plus besoin d'eux, notamment en les réduisant au chômage alors que le travail est un élément constitutif de leur dignité.

Il a également condamné «les totalitarismes du relativisme», en faisant nettement allusion aux lobbies LGBT qui encouragent l'Union européenne à déconstruire la famille traditionnelle, cette famille dont il a souligné l'importance pour façonner l'être humain et l'empêcher de sombrer dans la solitude. A cet égard, il a clairement mis en garde contre l'excès de revendication de «droits individuels» détachés de toute référence anthropologique et de tout contexte social.

Il a aussi rappelé à quel point la vie humaine est précieuse. Il faut «prendre soin de la fragilité humaine» a-t-il expliqué en dénonçant la «culture du déchet» qui suscite la tentation de se débarrasser des malades en fin de vie. Commentant les récentes atrocités commises par les extrémistes de l'Etat islamique, il a estimé, dans une formule magnifique, que «c'est l'oubli de Dieu et non sa glorification qui engendre la violence».

Très mesuré sur l'immigration, le pape a, conformément à son rôle, demandé à l'Union européenne de «garantir l'accueil des migrants», au nom de considérations élémentaires d'humanité. La «Méditerranée ne doit pas devenir un grand cimetière» a-t-il expliqué. Il a toutefois reconnu que les peuples européens avaient le droit de préserver leur «identité». Et pour cela, il a indiqué qu'il fallait «agir sur les causes» de l'immigration et non pas seulement sur ses effets.

Il a conclu en demandant clairement à l'Union européenne de regarder en face le monstre qu'elle est devenue en reniant ses «grands idéaux» humanistes. Et au-delà d'elle, il a exhorté l'Europe à redécouvrir sa «bonne âme» qui la guidera vers le Bien. Comme Marine Le Pen et les autres députés Bleu Marine, j'ai longuement applaudi le pape François. Ses paroles nous ont fait du bien. Dans un monde qui semble parfois totalement acquis à l'ultralibéralisme, au cosmopolitisme et à l'inhumanité, elles nous ont renforcés dans notre conviction que rien n'est jamais définitivement perdu, et que nous devons continuer à entretenir la flamme de l'espoir.

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