Imprimer cette page
mardi, 23 juin 2015 22:45

La mixité sociale, pour quoi faire ?

Écrit par  Laure Fouré

Le gouvernement vient d’annoncer des mesures visant à contraindre les communes réfractaires qui ne respectent pas les règles d’urbanisme en vigueur, en particulier la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain), à construire des logements de type HLM dans le but de renforcer la mixité sociale.

Dans le même temps, des mères de famille d’origine étrangère, issues notamment d’Afrique du Nord, déplorent l’absence d’élèves français de souche dans les écoles de leurs quartiers, réclamant la présence de quelques « têtes blondes » afin que leurs enfants aient le sentiment de vivre en France et, accessoirement, pour que ces jeunes Gaulois les aident à se familiariser avec notre langue et notre culture.

Mais qu’est-ce que la mixité sociale, cette panacée propre à résoudre tous les problèmes rencontrés dans les « territoires perdus de la République » ? Au sens traditionnel, elle désigne des lieux où cohabitent des personnes de catégories ou de classes sociales différentes, comme il en existait jadis lorsque, dans les mêmes immeubles, les familles bourgeoises vivaient aux étages nobles tandis que leurs domestiques se logeaient sous les combles.

Aujourd’hui, la notion s’étend aux zones géographiques hétérogènes regroupant des populations appartenant à des groupes raciaux, ethniques et culturels différents et pas seulement des habitants aux revenus et aux niveaux de fortune inégaux.

Depuis quelques décennies, tous nos dirigeants cherchent à promouvoir cette mixité au moyen, notamment, de la politique de la ville destinée, selon la formule consacrée, à « favoriser le brassage social et lutter contre l’exclusion ».

Curieusement, alors que ces mesures contraignantes se révèlent le plus souvent inefficaces, les autochtones « votant avec leurs pieds » en allant s’installer loin de leur quartier d’origine dès que le seuil de tolérance est dépassé, personne ne semble s’interroger sur le bien-fondé de cette fameuse mixité sociale.

Pourquoi, en effet, obliger des personnes qui ne le souhaitent pas à vivre ensemble ? Quel bénéfice peuvent en retirer ceux qui doivent subir une cohabitation dont ils ne veulent pas ? Cette obstination n’aboutit, en réalité, qu’à provoquer des conflits et des réactions hostiles, donc forcément qualifiées de racistes, de la part de ceux qui se sentent dépossédés de leur cadre de vie et qui subissent les « incivilités » de jeunes voisins dont l’éducation laisse parfois à désirer…

Pour obtenir la paix civile dans les banlieues où la loi de la République n’est plus respectée, tout comme pour encourager l’émulation entre élèves d’origine étrangère et leurs condisciples français, il est indispensable que l’État impose fermement à ceux que nous accueillons d’adopter les principes et les valeurs de notre civilisation. Et comme le rappelait en son temps le général de Gaulle, « la France est un pays de religion chrétienne et de culture gréco-latine » !

Ayant renoncé depuis longtemps à toute velléité d’assimilation des populations allogènes vivant sur notre territoire, nos gouvernants rejettent la responsabilité de leur échec sur les Français de souche qui, par leur comportement « d’exclusion » des immigrés, provoqueraient les troubles que nous connaissons…

En définitive, face à la situation engendrée par une politique migratoire irréaliste, le gouvernement se livre à une fuite en avant, ne pouvant reconnaître sans se renier qu’une société multiculturelle pacifique reste une chimère !

Informations supplémentaires

Lu 1851 fois