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samedi, 19 décembre 2015 21:21

Bilan des élections régionales

Écrit par  Olivier Burlats

Toutes les conditions étaient réunies pour maximiser les chances de victoire du Front national à ces élections : des partis concurrents discrédités depuis longtemps, une dynamique montante pour le FN-RBM, une invasion migratoire en provenance de la Syrie et surtout des attentats monstrueux quelques semaines avant les élections. Il ne s’agit pas d’une basse récupération d’événements dramatiques. On sait bien que cela renforce les scores du mouvement national. Logiquement, les électeurs se tournent vers ceux qui ont toujours annoncé et dénoncé l’évolution négative de notre société.

Le premier tour a été à la hauteur des espérances, le Front national étant arrivé en tête dans 6 régions, dépassant même 40 % dans deux régions. Tous les ingrédients étaient là… Et pourtant la victoire ne fut pas au rendez-vous ! Les sondages nous avaient prévenus. Il ne s’agit pas d’un phénomène aléatoire mais d’une tendance profonde de notre système électoral. Il faut regarder la réalité avec lucidité.

Perspectives pour 2017

Quels sont les espoirs du Front national pour l’élection présidentielle de 2017 ? Une extrapolation optimiste consiste à prendre les scores élevés du 6 décembre dernier. Au niveau national, la répartition a été la suivante : 28% pour le FN, 27% pour LR et 23% pour le PS. Dans ces conditions, avec un écart si faible entre le FN et ses suivants, on ne peut pas espérer une victoire au deuxième tour de la présidentielle. Nous avons eu les exemples des régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d’Azur : un FN à plus de 40% distançant ses concurrents de plus de 15 points. Et pourtant, le FN n’a pas pu conquérir ces deux régions où il est fortement implanté.

Les élections législatives, qui auront lieu dans la foulée de la Présidentielle, déboucheront sur un scrutin majoritaire à deux tours. S’il n’y avait eu qu’un seul tour, le FN aurait ainsi emporté 6 régions le 6 décembre dernier. Mais, un deuxième tour offre au « Front républicain » la capacité de s’organiser et aux médias de faire leur travail de sape. Le deuxième tour, c’est un peu comme le message d’avertissement qui s’affiche sur votre ordinateur quand vous choisissez une action sensible : « Etes-vous sûr de vouloir reformater la société ? Valider / Annuler. » En général, quand on hésite, on choisit Annuler. C’est ce qui se passe pour une partie de l’électorat. Le changement fait peur, c’est bien connu.

Une dizaine ou une vingtaine de députés RBM à l’Assemblée, ça ferait certes plaisir, mais ça ne changerait rien à la situation. Il faudrait être une majorité pour faire passer des lois qui changeassent le cours des choses : rétablir la liberté d’expression, le droit du sang, la préférence nationale, la légitime défense etc. Nos chances d’arriver au pouvoir par les élections diminueront avec le temps car nous sommes engagés dans une course contre le Grand remplacement de population.

Le Grand remplacement ne joue pas en notre faveur

Du fait de l’immigration légale et de la régularisation des clandestins, mais surtout à cause d’un taux de natalité élevé, la part des « Français » issus de l’immigration s’accroit dans notre pays. C’est un phénomène considérable qui remet en cause l’avenir de notre pays comme chacun s’en rend compte désormais. Dans quelques décennies, si rien ne change, il y aura plus de « Français » d’origine extra européenne que de Français européens. Je ne m’intéresserai ici qu’à l’impact électoral de cette population toujours croissante. Certes, ce n’est pas une population qui s’intéresse beaucoup aux élections : elle est plutôt dans la catégorie des abstentionnistes. Mais un certain nombre est capable de se mobiliser pour faire basculer le résultat du second tour. Ce nombre ne va cesser d’augmenter dans les années qui viennent compromettant ainsi les chances de la droite nationale d’arriver au pouvoir par la seule voie électorale.

Se battre avec lucidité

Ces élections ont montré que, quel que soit le niveau de résultats du premier tour, le Front national ne peut pas espérer l'emporter au second sans s'appuyer sur des alliés et élargir ainsi sa base électorale. L'union de tous les patriotes est une nécessité qu'il convient de développer. Le Rassemblement Bleu Marine a été créé dans ce but. En son sein, le SIEL doit servir de passerelle pour les électeurs des « Républicains » qui souhaitent franchir le pas. Il suffit que quelques pourcents de votes basculent des partis du système vers la mouvance nationale pour ouvrir le jeu au second tour. Tout sera alors possible.

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