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dimanche, 11 mars 2018 09:00

Le SIEL face au totalitarisme islamique

Écrit par 

Le djihad et ses revenants est-il le seul danger que l’islam fait courir à notre pays ? N’y a-t-il pas avant tout un conflit identitaire, qui se déroule sans kalachnikovs ? Comment caractériseriez-vous ce conflit ?

La France est en proie à une crise identitaire et l’islamisation de notre territoire est l’un de ses symptômes les plus visibles. Le totalitarisme islamique prospère dans notre pays d’abord en raison du vide moral, spirituel et culturel qui caractérise la société française depuis près de cinquante ans. Incapable d’opposer un modèle de société attractif, fédérateur et protecteur à l’idéologie matérialiste, hédoniste et narcissique qui brise actuellement les corps intermédiaires, les solidarités familiales et les repères qui structurent depuis toujours notre inconscient collectif, notre pays se regarde, impuissant, comme un no man’s land culturel dans lequel s’épanouissent les communautarismes de tout poil. A l’opposé, le Japon, la Corée ou Israël me paraissent bien mieux armés culturellement pour déjouer le rouleau compresseur identitaire de la mondialisation en raison précisément de la capacité de ces pays de conjuguer harmonieusement en leur sein les vertus de la tradition et les atouts de la modernité. Je plaide depuis des années pour un réarmement moral, spirituel et culturel pour affronter en France les défis de ce temps.


Quels sont les modes d’actions des lobbies radicalisés en Europe ?

En Europe, les activistes du totalitarisme islamique se recrutent au sein d’une communauté musulmane qui fait fi des frontières de notre continent, tant sont puissants les liens de sociabilité religieuse qui unissent les fidèles de cette religion. Dans ce ‘’liquide amniotique’’ , l’individu est pris, du berceau jusqu’au linceul, dans un entrelacs de rites, de contraintes et d’interdits qui favorisent mécaniquement le repli communautaire dans les zones à forte présence musulmane et qui provoquent trop souvent, chez les êtres les plus fragiles, une radicalisation des comportements religieux ; le sentiment de frustration économique et social, l’identification à des causes étrangères à notre pays, tel les conflits géopolitiques au Moyen-Orient, poussent certains de ces individus à sauter le pas, soit en s’orientant vers un prosélytisme actif soit en basculant  dans la clandestinité terroriste.


François Hollande, en son temps, avait parlé du risque de « partition » de la France… Pensez-vous que ce mot est trop fort ?

Non, ce mot reflète un phénomène de société aisément perceptible. Dans des territoires de plus en plus étendus de notre pays, il se réalise dans l’esprit de beaucoup de Français ou d’étrangers de confession musulmane une sécession intérieure, intime et profonde, d’avec le modèle multiséculaire de la civilisation française. Du coup, lorsque ce phénomène se produit chez un nombre important de ces individus, fortement rassemblés dans un espace géographique donné, la partition de la France de ce lieu devient alors inévitable. Les ‘‘territoires perdus de la République’’, expression forgée pour désigner les quartiers de nos banlieues qui échappent à l’autorité de l’Etat, prend alors ici tout son sens.


Vous qui êtes un politique, croyez-vous que le processus politique décrit par Houellebecq dans Soumission (l’élection à la Présidence de la République d’un président musulman) représente une invention totale de l’écrivain ou bien ce roman offre-t-il une hypothèse en elle-même plausible à l’avenir ?

Je tiens ce roman de Houellebecq comme une œuvre prophétique du bouleversement des grands équilibres ethnico- culturels qui travaillent en profondeur notre société depuis vingt ans, de la même façon que ‘’Le camp des Saints’’ fut annonciateur, au début des années 70, du chaos migratoire qui s’est abattu sur le continent européen ces dernières années.

Les données démographiques attestent du poids croissant de la communauté musulmane en France, une communauté qui présente une certaine homogénéité dans l’automaticité de ses votes en faveur, pour l’heure, de candidats, de gauche ou de droite, capables de leur proposer une politique clientéliste. Aux prochaines élections municipales, je fais le pari que de nombreuses listes à caractère communautaire apparaitront un peu partout en France et de nombreuses villes porteront à leur tête des maires de confession musulmane. Du reste, voyons ailleurs ce qui se passe déjà en ce sens, à Anvers ou à Londres... Si le phénomène migratoire n’est pas enrayé, et surtout renversé grâce à une politique de remigration, je crains fort l’élection un jour à l’Elysée, dans une vingtaine d’années environ, d’un chef d’Etat musulman, ce qui serait ravageur culturellement dans un pays que je considère toujours être la fille aînée de l’Eglise.


Peut-on organiser un islam sunnite qui par lui-même ne comporte aucune hiérarchie ?

Je crois surtout en l’urgence absolue pour les pouvoirs publics de reprendre en main l’exercice du culte musulman. Je suis la seule personnalité politique à réclamer depuis des années la mise sous tutelle de cette religion, - qui n’est pas seulement un rapport transcendantal à Dieu, mais aussi un mode de civilisation radicalement étranger à nos modes de vie européens -, en raison des troubles à l’ordre public manifestes que son exercice ne cesse de provoquer sur notre territoire. Tant que cette confession n’aura pas trouvé ses marques en France, aucune mosquée ne pourra être édifiée : ce moratoire immédiat s’accompagnera de mesures volontairement intrusives (nomination des imans par les préfets, prêches en langue française, systématiquement contrôlés, interdiction de tout financements étrangers…). L’idée est de s’acheminer rapidement vers la conclusion d’un Concordat à l’échelle du pays, ce qui supposera d’ailleurs de modifier la loi de 1905 et d’inclure également dans la Constitution la mention des racines chrétiennes de la France pour revitaliser culturellement un modèle de société aujourd’hui aseptisé et à bout de souffle. Ce mode de gestion autoritaire de l’islam en France, que j’assume pleinement, supposera la constitution d’une autorité représentative de ce culte dont le président sera désigné par des représentants choisis dans chaque département par voie préfectorale. Ces personnalités devront être ‘’triées sur le volet’’ pour s’assurer de la fiabilité de leur ‘’magistère’’ et de leur ‘apostolat’’ d’avec l’ordre public. Cette autorité sera la seule interlocutrice légitime des pouvoirs publics. La mainlevée de cette mise sous administration de l’Etat sera ordonnée au vu des progrès accomplis par cette religion sur notre sol. En d’autres termes, cela pourra prendre bien des années…


Vous qui êtes né, avant votre conversion au catholicisme romain, d’une famille musulmane, pensez-vous qu’il soit possible de réformer l’islam ? Selon quels critères un aggiornamento de l’islam serait-il possible ?

Les textes sacrés de l’islam, constitutifs en Islam d’une ‘’parole incréée’’ de Dieu, me paraissent difficilement réformables ; s’il n’appartient pas l’Etat de se mêler à des querelles de nature théologiques, il est cependant souhaitable de favoriser l’éclosion de débats au sein de la communauté musulmane pour favoriser l’émergence d’un possible ‘’islam des Lumières’’. Autrement dit, l’Etat a moins le devoir de réformer l’islam en France que l’obligation de garantir que son exercice, notamment dans ses pratiques extérieures, soit parfaitement compatible avec notre modèle de société. Avec toutefois en ligne de mire la volonté qui m’anime de réduire toujours plus le poids démographique et culturel d’une communauté qui exacerbe l’insécurité identitaire qui traverse notre société.


La « posture réformiste » est assez bien porté dans l’islam qui est en France. Comment être sûr que les musulmans dans notre pays sont décidés à aller au-delà des postures ?

En ce domaine comme en beaucoup d’autres, je suis partisan d’un Etat fort qui fasse respecter son autorité, sans état d’âme. Nous devons donc nous fixer un cap clair, celui que j’ai indiqué plus haut, et se doter d’un calendrier ferme pour avancer rapidement sur tous ces sujets, en sorte qu’il m’importera peu d’avoir affaire demain à des interlocuteurs musulmans sincères. Je préfère évidemment qu’ils le soient ; s’ils devaient ne malheureusement pas l’être, la loi devra s’appliquer alors sans désemparer. Dura lex, sed lex…


Quelles mesures d’urgence préconisez-vous ?

Interdiction de construction de toutes nouvelles mosquées et d’ouverture d’écoles coraniques  ; fermeture immédiate des mosquées radicales ; nomination préfectorale des imans et pour ceux qui ne seraient pas dans le ‘’droit fil’’, interdiction définitive d’exercer et expulsion pour les imams étrangers ; contrôle préfectorale préalable des prêches, qui devront être lus en français ; interdiction de tout financement étranger ; prohibition des tenues vestimentaires étrangères aux standards européens ; application du Code pénal (apologie du djihad, refus des conversions religieuses, atteintes aux droits des femmes, maltraitance animale…)… En un mot comme en cent, la mobilisation de notre société doit être totale face à l’expansion du totalitarisme islamique.

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Karim Ouchikh

Président du SIEL,
Conseiller municipal et d’agglomération de Gonesse,
Conseiller régional Ile-de-France.

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