02 Juillet 2012
L'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) vient de lancer cette semaine un pavé dans la mare, sans susciter jusqu'à présent, dans l'opinion publique, la moindre réaction d'indignation. Dans l'organisation de leur temps de travail, les salariés devraient pouvoir, nous dit-on, remplacer trois jours fériés chrétiens (Ascension ; lundi de Pentecôte et Assomption) à leur convenance : ainsi, en cas de signature d'accords d'entreprise ou d'établissement, les salariés de confessions musulmane ou juive pourraient permuter, selon leur libre arbitre, l'un de ces trois jours fériés chrétiens avec, par exemple, le premier jour du Ramadan ou celui tombant sur Yom Kippour.
« On vit dans un monde de jours fériés qui date d'une autre époque, celle d'avant les vagues d'immigration ouvrière et magrébine, et qui ne correspond plus à la réalité des entreprises » explique Jean-Christophe Sciberras, le président de l'ANDRH pour justifier sans ambages pareille proposition (Le Figaro, 30 juin - 1er juillet 2012). Cette association professionnelle ne dissimule pas son dessein crypto-mercantiliste : « Les entreprises seraient ouvertes trois jours de plus dans l'année. Elles disposeraient de plus de souplesse dans leur organisation sans que cela enlève le moindre droit aux salariés ».
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