07 Mai 2013
par Dominique Jamet
Boulevard Voltaire 4 mai 2013
Le gouvernement français demandait à la Commission européenne de retarder d'un an la date butoir à laquelle notre déficit budgétaire devait, conformément à nos engagements, passer sous la barre fatidique des 3 %. La Commission, bonne fille, nous a accordé un délai de deux ans. Et nous voilà aussi heureux qu'un jeune couple en difficulté à qui son conseiller bancaire annonce qu'il va adoucir son échéancier, qu'un détenu qui bénéficie d'une liberté conditionnelle, qu'un cancre qui s'attendait à être exclu du lycée et n'écope que d'un avertissement. Décidément, ils sont trop choux à Bruxelles...
L’exception culturelle française, première victime de l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne
18 Mars 2013
par Karim OUCHIKH
Président exécutif du SIEL
Administrateur du RBM
La Commission européenne vient de déterminer l’étendue du mandat qui sera accordé à Karel De Gucht, commissaire au commerce, pour négocier, au nom de l’Union européenne, avec les Etats-Unis, un accord de libre-échange qui vise prochainement à supprimer les barrières non tarifaires, à redéfinir les règles des marchés publics et à abroger les droits de douane qui subsistent entre les deux blocs économiques.
D’ores et déjà il est établi que les dispositifs européens applicables à l’exception culturelle n’échapperont pas aux négociations que l’Union européenne s’apprête à engager sous peu avec les Etats-Unis. La politique de soutien à la création dans le secteur audiovisuel risque probablement de faire les frais d’un accord global qui s’annonce guère protecteur des intérêts des peuples de notre continent : pour les adeptes du libre-échange mondialisé qui fréquentent assidûment les allées du pouvoir, à Washington comme à Bruxelles, il s’agit d’abolir ni plus ni moins le régime particulier des quotas consentis en faveur de la production audiovisuelle européenne mais aussi se supprimer les subventions allouées à ce secteur économique dynamique.
La Commission doit soumettre toutefois les termes de son mandat à l’approbation des Etats, avant cet été. Conscient que seule la sortie négociée de la France de l’Union européenne permettra à notre pays, à terme, de mettre les intérêts vitaux de notre peuple à l’abri d’une construction européenne dévoyée, le SIEL invite solennellement François Hollande et son gouvernement à prendre dans l’immédiat la mesure de la gravité de la menace qui pèse sur notre industrie audiovisuelle et à se gendarmer au plus tôt auprès des autorités de Bruxelles afin de garantir la protection de l‘exception culturelle française dont le maintien assure depuis toujours à notre patrimoine créatif une vitalité économique et un rayonnement artistique que chacun lui reconnaît, y compris hors de nos frontières.















