03 Mai 2012
Cinq préalables de souveraineté et vingt-cinq mesures d'urgence pour un Gouvernement de Salut Public
Face à l'impuissance des dits "pouvoirs publics", le SIEL entend faire respecter l'autorité de l'Etat, tant vis-à-vis des pouvoir extérieurs, que des féodalités intérieures de toutes sortes (médiatiques, partisanes, syndicales, régionales, communautaires aussi bien qu'idéologiques) . Dans le même temps, le SIEL est attaché aux libertés et entend faire en sorte que le Peuple français dispose du droit de s'exprimer librement sur les questions qu'il juge capitales. Un sursaut historique s'impose manifestement, par un nombre limité de mesure d'urgence, lesquelles ont pour préalable le rétablissement de la souveraineté.
Cinq préalables pour restaurer notre capacité à agir
Rétablir le primat de la souveraineté de l'Etat et de la Nation
1. Renégocier les traités européens, dès le traité de Rome (suppression de la Commission au profit d'agences de projets; parlement uniquement composé de délégués des assemblées nationales, suppression de la cour de Luxembourg, etc); faute de quoi, retrait de la France de l''Union européenne.
2. Transformer l'euro en monnaie commune, rétablir la monnaie nationale, arme indispensable à toute politique économique et industrielle. Restaurer la Banque de France dans ses fonctions de banque d'émission monétaire et de financement exclusif du budget de la nation.
3. Dénoncer les "accords" de Schengen, rétablir les frontières nationales en tant que de besoin; restaurer le service des douanes, étoffer la police des frontières, recouvrer notre souveraineté territoriale.
4. Dénoncer les accords de Marrakech créant l'OMC afin de substituer progressivement, en accord avec nos partenaires immédiats dans le cadre européen ou celui de la francophonie, des zones de protection commerciale déjouant la concurrence déloyale des pays sans protection sociale et environnementale.
5. Dénoncer les instances juridiques internationales, telles que le TPI ou les tribunaux internationaux dits "ad hoc". Renforcer les mécanismes traditionnels de l'ONU, rappeler le préambule de sa Charte proclamant le principe de non-ingérence et celui de l'égale souveraineté des Etats.
30 Avril 2012
1. Le 24 mars dernier s'est tenu, à Paris, le congrès fondateur du SIEL : êtes-vous satisfait de son retentissement à la fois auprès des media et plus généralement des Français — ce qui, assurément, n'est pas la même chose... ?
Tout d'abord, je me réjouis qu'il ait pu avoir lieu, car les adversités n'ont certes pas manqué. La journée a aussi révélé que des hommes et des femmes qui ne se connaissaient pas deux ou trois mois plus tôt pouvaient former une équipe soudée, montrant de surcroît une grande unité dans les discours tenus à la tribune. Cela alors qu'ils viennent d'horizons divers : certains (beaucoup) viennent du MPF de Philippe de Villers, d'autres viennent, ou reviennent de DLR de Dupont Aignan dont ils se rendent compte que la candidature ne décolle guère et n'aura d'autre effet que d'affaiblir la candidate nationale; il y a des monarchistes, des "républicains" du RPR, de l'UMP, du RPF, du CNI et même des membres qui furent des proches d'Alain Madelin, ou de Christine Boutin...
Quant à l'aspect médiatique, nous ne l'avons pas privilégié pour l'instant -je crois qu'il faut faire les choses et les réussir avant de "communiquer", obsession un peu névrotique de l'époque. Notre véritable éprouve du feu sera l'élection législative, où nous mettrons en lice une quarantaine de candidats. Viendra ensuite le temps de la structuration, nationale et régionale. Le SIEL ne se construira que peu à peu.
Etaient présents une vingtaine de journalistes, tous les grands journaux étaient représentés à l'exception du Figaro et de Valeurs Actuelles, mais l'écho qu'ils ont donné à ce baptême est resté superficiel : on a repris le nom de l'alliance, "Rassemblement bleu marine", que Marine a annoncé elle-même à notre tribune, on a relevé le soutien de Renaud Camus - soutien important, dont on aurait pu davantage souligner la portée... Mais l'essentiel, la possibilité d'une union des droites nationales, a été escamoté.
Est-il besoin de dire que la gent médiatique nous est incroyablement hostile ? Hier, Marine le Pen a fait un pèlerinage au Mont saint-Michel : la presse n'en a retenu que sa réponse à une question sur la candidat Mélanchon -sans mentionner nulle part qu'elle se trouvait au Mont Saint Michel ! Et tout est ainsi... Les journalistes sont dans l'écume des choses -chose habituelle, mais consternante en période électorale.
« L'avenir n'est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons faire »
Henri Bergson
Créé en janvier 2012 dans la perspective des élections présidentielle et législatives, Souveraineté, Indépendance et Libertés entend réunir les patriotes, républicains trahis, gaullistes orphelins, souverainistes dispersés, qui soutiennent la candidature de Marine le Pen et sont prêts à conclure avec le Front national, comme avec les autres forces nationales qui voudront s'y joindre, un pacte de gouvernement de salut public.
Pour l'essentiel, nous estimons n'avoir pas à réinventer la politique de la France, mais à la permettre. Au demeurant, ses axes principaux sont fixés depuis des siècles : Souveraineté de l'Etat et Légitimité populaire face aux féodalités, extérieures et intérieures ; Indépendance des nations face aux logiques impériales ; Liberté des personnes, de l'expression et de l'initiative individuelles, respect des civilisations et des héritages nationaux face aux pièges de la mondialisation, ou d'une américanisation du monde qui réduit la condition de l'Homme à l'impératif de jouissance, l'existence à la dépense, la vie aux seules exigences du commerce.





Tribune de William Abitbol et Paul-Marie Coûteaux









