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dimanche, 17 octobre 2021 18:06

Zemmour annonce sa candidature officielle à Colombey-les-Deux-Églises

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Il y a foule à Colombey-les-Deux-Églises, en ce petit matin du 9 novembre 2021. Il fait froid. Les fidèles du général de Gaulle se pressent en nombre autour de sa tombe autant pour s’y recueillir que pour venir saluer Éric Zemmour, présent lui aussi depuis 9 heures pour rendre hommage à la mémoire du fondateur de la Vème République. La tension est palpable aux abords du petit cimetière qui peine à contenir tant de monde. Il faut dire que le talentueux essayiste est attendu comme le Messie. Les journalistes sont partout, interrogeant ici les villageois, interviewant là les nombreux responsables politiques nationaux qui, dès la veille, ont pris le chemin de la paisible bourgade de Haute-Marne. Tous essayent de décrypter les intentions de la nouvelle coqueluche des Français, candidat de moins en moins putatif à l’élection présidentielle. Ils en sont pour leurs frais. Zemmour a donné consigne à ses proches de ne laisser fuiter aucune information d’ici la conférence de presse qu’il doit donner à 11 heures 30. Après avoir déposé une gerbe de fleurs au pied de la sépulture, il se tient en silence, digne et solennel, entamant pendant de longues minutes, les yeux fixés sur la stèle, un dialogue intérieur avec l’homme du 18-Juin qu’il admire tant.  

Zemmour quitte le petit cimetière avec cet air grave qui en dit long sur la noblesse des sentiments qui le traversent à cet instant précis. Le col de son pardessus remonté, il se dirige vers la Boisserie, empruntant d’un pas ferme la rue qui le sépare de la demeure familiale de Charles de Gaulle. Son sourire est amical, son regard bienveillant. Il serre les mains des nombreux passants qui viennent, enthousiastes, à sa rencontre. Arrivé au seuil de la gentilhommière, il ne manque pas de saluer le personnel chargé de la conservation des lieux. L’aménagement spartiate de la bâtisse ne le laisse pas insensible. Il se dirige sans hésitation à droite de l’entrée, vers les pièces d’angle situées au rez-de-chaussée. Il parcourt du regard les rayonnages de cette bibliothèque tant de fois visitée, puis pénètre seul dans le bureau dont les fenêtres s’ouvrent sur ces vastes forêts de Champagne qui furent pour le général de Gaulle une source d’inspiration inépuisable. Il les contemple à son tour et se pénètre de l’insignifiances des choses. Les minutes s’égrènent au rythme d’une visite qui pourrait durer des heures. Son entourage l’arrache enfin à ses pensées. Il est temps pour lui de regagner le village. Une fois dehors, son regard s’arrête quelques instants, avec regret, sur le petit parc paré des belles couleurs automnales que le général aimait à parcourir jadis. Il y reviendra assurément pour y méditer, lui aussi.

Combien a été précieuse cette escapade toute monacale. Un instant de grâce qui lui aura permis d’échapper, trois-quarts d’heure durant, à l’agitation de l’actualité politique. Zemmour prend enfin la parole en cette fin de matinée. Il est entouré de ses aficionados et des journalistes qui se serrent nombreux autour du pupitre installé à mi-chemin entre la petite église et La Boisserie. L’homme du jour s’exprime d’une voix assurée, sans notes. L’éloge au général de Gaulle est poignant, l’expression de son amour pour la France bouleversante. Il livre les motifs de ses inquiétudes sur l’état du pays mais confie aussi les raisons de ne pas désespérer. Aucun programme politique n’est annoncé. Ce n’est ni le lieu ni le moment pour le faire. Son discours est concis, sincère, empreint de gravité et d’une grande hauteur de vue. Un discours qui se veut le point de rencontre entre un engagement politique et les attentes profondes de nos compatriotes, le point de communion entre son destin et celui du peuple français. Au bout de dix minutes d’une allocution intense, Éric Zemmour marque une pause finale, reprend son souffle et délivre la nouvelle tant attendue : « Je suis candidat à l’élection présidentielle pour restaurer la grandeur de la France et assurer la prospérité de notre peuple ! ». En quelques mots, il vient de mettre fin à des semaines de spéculations médiatiques.

Scénario fiction ou récit prémonitoire ? L’avenir nous le dira très vite. Mon propos est ici d’exprimer à nouveau, chacun l’aura compris, un soutien sans faille à Éric Zemmour, un soutien à la seule personnalité capable de bousculer suffisamment le jeu politique pour imposer en avril 2022 une véritable alternance politique. C‘est aussi une réponse à tous ceux qui, nombreux parmi ses opposants déclarés ou inavoués, instrumentalisent son regard sur l’Histoire et suscitent de fausses polémiques avec l’objectif de le discréditer. Lorsqu’il se livre à une appréciation engagée, certes discutable historiquement, des choix de Philippe Pétain sous l’Occupation, il ne réhabilite pas pour autant le régime détestable de Vichy que j’ai toujours condamné. Je refuse en tous cas ce procès en illégitimité gaulliste.

Réduire malhonnêtement son dessein pour la France aux seules controverses historiques, c’est témoigner de toute façon d’une méconnaissance radicale de sa pensée politique, dont la richesse et la densité dominent de très loin celles de ses compétiteurs. Mes convergences idéologiques avec Zemmour sont telles, notre fidélité commune aux figures illustres de notre passé si constante, notre aspiration à restaurer la grandeur de la France tellement puissante, qu’il m’était impossible, en bonne rigueur intellectuelle, de ne pas rétablir ici cette vérité.

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Karim Ouchikh

Président du SIEL,
Conseiller municipal et d’agglomération de Gonesse,
Conseiller régional Ile-de-France.

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