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dimanche, 05 février 2012 15:29

Le système inique des parrainages désavoué par la Justice

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La Justice de notre pays est en passe de donner raison à Marine Le Pen.

Depuis le début de sa campagne, celle qui représente plus de 20 % des intentions de votes au premier tour des élections présidentielles rencontre sur le terrain les pires difficultés pour recueillir 500 parrainages de maires, lesquels expriment partout la même peur de subir des représailles de toute sorte s’ils lui accordaient leurs signatures.

Inlassablement, Marine Le Pen réclame depuis lors l’anonymat des signatures de parrainage, ce que le système politico-médiatique refuse avec obstination de lui consentir : François Fillon est resté sourd à ses demandes de modification de la loi en vigueur tandis que François Hollande déclare sans ambages son refus de faire évoluer d’un iota une législation manifestement antidémocratique.

Ce jeudi 2 février, le Conseil d’Etat a décidé de transmettre au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité présentée par Marine Le Pen, en s’interrogeant légitimement sur la constitutionnalité de la loi du 18 juin 1976 qui impose la publicité des noms des cinq cents élus ayant accordé leurs paraphes.

Cette première victoire, que Marine Le Pen a été contrainte d’aller chercher sur le terrain contentieux, doit être confirmée toutefois par le Conseil constitutionnel : disposant théoriquement de trois mois pour se prononcer sur la constitutionnalité de la règle de la publicité des parrainages, imposée par la loi incriminée, les juges de la rue Montpensier devraient cependant statuer avant le 22 février prochain, date à laquelle le décret de convocation des électeurs doit être signé.

Dans un sondage réalisé par l’institut BVA, publié par Le Parisien le 31 janvier dernier, 7 Français sur 10 affirmaient leur souhait que Marine Le Pen puisse disposer des 500 signatures nécessaires pour se présenter devant les électeurs. Mais, jusqu’à présent, nos compatriotes prêchaient dans le désert. Si prompts, hors de nos frontières, à s’alarmer inconsidérément sur le sort réservé à la démocratie par des Etats pourtant souverains, de la Russie à la Hongrie, François Hollande Nicolas Sarkozy et François Bayrou ne s’entendent-ils pas chaque jour pour en bafouer effrontément l’expression à l’intérieur de l’Hexagone ?

Le combat valeureux de celle qui défend avec tant d’opiniâtreté la démocratie en France vient d’être légitimé avec force par la Justice. Si Marine Le Pen devait gagner dans les prétoires la bataille des parrainages - ce que le droit et l’équité commandent assurément – elle serait appelée alors à l’emporter demain dans les urnes contre ceux qui, à droite comme à gauche, ont fait le choix dangereux, depuis tant d’années, de mépriser à ce point l’expression démocratique de la voix des Français.


Karim Ouchikh

                                                                                                                

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