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mercredi, 14 septembre 2016 14:01

Lettre à mes amis de Sens commun

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Chers amis de Sens commun, nous ne nous connaissons pas. Cependant, adhérent SIEL, marié, père de cinq enfants et consultant en sûreté dans la vie active, j’ai marché à vos côtés, mais aussi de centaines de milliers de nos compatriotes, lors des grandes manifestations organisées par La Manif pour tous en 2012 et 2013, pour dénoncer la loi Taubira et réclamer son abrogation.

Comme la plupart d’entre vous, et des centaines de milliers de Français, je ne militais dans aucun parti, habitué que j’étais à voir se succéder des gouvernements ne se distinguant qu’à la marge et ayant, dans l’ensemble, accepté une logique libérale-libertaire depuis longtemps.

Comme la plupart d’entre vous, j’ai été particulièrement heurté de constater que le mariage homosexuel, principale mesure du programme socialiste, susceptible d’entraîner une césure profonde de notre civilisation, était légalisée de façon si violente, quand bien même la plupart des autres mesures n’étaient pas mises en œuvre.

Comme la plupart d’entre vous, comme catholique, je me tenais à un certain aggiornamento politique, voulant que nous laissions à la sphère publique la gestion de la cité, sans afficher la nécessité de faire respecter les principes anthropologiques chrétiens tels que le respect de la vie et le mariage naturel, la stabilité de la sphère privée étant suffisante à en assurer le respect et l’intangibilité.
Force est de constater que cette stratégie est un échec puisqu’il n’y a jamais eu autant d’atteintes à la vie et à la famille naturelle que de nos jours.

Comme la plupart d’entre vous, j’ai donc décidé de m’engager en politique dans un parti, le SIEL, créé en même temps que votre mouvement Sens commun, avec cette volonté, comme vous, de faire de la politique différemment, en ne lâchant rien sur les points non négociables de la doctrine sociale de l’Église : respect de la vie de la conception à la mort, protection de la famille naturelle et application du principe de subsidiarité dans les affaires de la cité ; vous au sein du parti « Les Républicains » et nous avec le SIEL, au sein du Rassemblement Bleu Marine.

Seulement, votre stratégie d’influence était la plus exigeante et la plus difficile à atteindre, la plupart des chefs des Républicains ne souhaitant pas – ou plus – l’abrogation de la loi Taubira, pris qu’ils étaient dans le relativisme implacable de l’hydre mondialiste, du laisser-faire, de la déréglementation de l’économie et de son corollaire (celle des mœurs), de la haine du sacré, et ayant renoncé au conservatisme, à nos patries charnelles en courant après la gauche et son rouleau compresseur de la bien-pensance obligatoire.

Aussi je vous invite, je vous exhorte à rester fidèle à nos engagements politiques communs et à vous tourner vers des chefs politiques conservateurs, fidèles à leur engagement d’abroger la loi Taubira. Je pense à Jean-Frédéric Poisson (PCD/LR), Karim Ouchikh (SIEL) ou Marion Maréchal-Le Pen (FN), seules forces politiques à même de résister à cette folie prométhéenne qui nous gagne, à ce transhumanisme qui détruit progressivement notre mode de vie en nous transformant en individu consommateur hors-sol, perdu dans un vaste gloubi-boulga mondialisé.

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