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lundi, 22 janvier 2018 15:21

Immigration ou co-développement

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En 2015, un article de la revue Capital se gaussait de l’ « extrême droite » en faisant la déclaration suivante : « Sans ses immigrés, la France ne serait pas la cinquième puissance économique du monde. Loin s'en faut ! » . Mais voilà, ça c’était en 2015. Depuis nous sommes passés au 6ème rang. Je ne prétends pas que l’immigration soit le seul motif de cette reculade, mais il est certain qu’elle y a largement contribué.

Etrangement, depuis 2015, peu d’articles sur le cout de l’immigration ont été publiés, et sur le site de l’INSEE, les derniers documents sur le sujet global de l’immigration datent de 2014….

Voici quelques chiffres connus:

Dépenses annuelle de l’état :

AME 910 M€ (budget pour 2018)

Cout de la sécurité autour de la « jungle » de Calais : 150 K€ par jour en 2016 (Source)

Financement de nombreuses associations d’aide aux migrants (50 Millions d’€).

Dépenses annuelles indirectes de l’état :

Rénovation des cités HLM : 5 Milliards d’€ (Un tiers de leurs habitants sont immigrés ou issus de l’immigration)

ZEP : 1 Milliard d’€

Dépenses ponctuelles de l’état :

Achat de 44 Formule 1 en 2016 pour l’hébergement de migrants (Source)

Cout du nouveau camp de Calais : 25 Millions d’€

En résumé, le coût annuel unitaire d’un migrant irrégulier était, en 2015, de 6 164 euros. ( Source :Etude de 2015 de l’association  « Contribuables Associés »). Selon cette même étude, le déficit de l’immigration irrégulière s’élève aujourd’hui à 3,39 milliards d’euros par an. Mais en tenant compte des coûts d’accueil, de procédure et de formation le coût d’un migrant s’élève encore davantage.

Maintenant, que doit-on faire ?

Pour aborder ce sujet hautement sensible, il faut garder la tête froide et rester pragmatique. Tout d’abord, rappelons que les migrants ne sont ni contraints ni forcés de venir sur notre territoire, mais poussés, soit par la nécessité de s’extraire d’un conflit dans leur pays d’origine, soit pour des raisons économiques (cause majeure probable).

Or, tout être humain éprouve un jour ou l’autre le besoin de retrouver ses racines : un enfant né sous X part à la recherche de ses géniteurs. Une femme ou un homme déraciné éprouvera cet irrésistible besoin de fouler la terre de ses ancêtres ou celle qui l’a vu grandir. Et plus on vieilli, plus on a envie de réassembler le puzzle de son histoire pour pouvoir, en fin de vie, poser la dernière pièce sans qu’aucun vide n’apparaisse. Ce besoin inné, il faut en tenir compte dans l’analyse des conséquences à moyen et long terme de la présence des migrants sur notre sol. En effet, un retour aux sources du migrant sous-entend qu’il ait les moyens de le financer et ne pas pouvoir assouvir ce désir profond risque de créer, à terme, un ressentiment vis-à-vis même du pays hébergeur, lui attribuant la responsabilité du piège dans lequel il s’est pris. Les migrants actuels sont démunis, ayant déjà donné la quasi-totalité de leurs biens aux passeurs-escrocs qui n’ont eu aucun scrupule à les dépouiller.

Je n’excuse en aucune façon toutes les exactions commises par ces migrants dans notre territoire. J’essaye simplement d’en comprendre les mécanismes, entre cultures radicalement différentes de la nôtre, et déracinement. Le problème de la religion vient amplifier ce décalage entre notre peuple et le leur.

La migration inverse, c’est-à-dire celle qui concerne le départ de nos compatriotes, est totalement différente puisqu’elle est généralement motivée par une ambition professionnelle et le problème financier pour « retourner au pays » n’existe pas. Donc pas de frustration possible de ce côté.

J’en arrive maintenant à cette question : que doit-on faire ?

Si l’on pose l’équation suivante : coût de l’immigration + mal-être des migrants + exactions = mécontentement général, il devient indispensable de repenser complètement le problème et l’aborder, non pas à en appliquant une politique court-termiste, comme c’est le cas depuis des décennies en France, mais par une politique à long terme basée sur un co-développement avec les pays « émetteurs » de migrants.

Comment le faire ?

Le coût réel de l’immigration est probablement bien supérieur aux chiffre de 3,39 Milliards d’€ , noté ci-dessus, car il est très difficile de tout additionner et le gouvernement actuel, comme les précédents, sont peu enclins à dévoiler ce genre de chiffres. Donc je pars du postulat que nous dépensons 5 Milliards d’€ par an pour faire survivre des gens dont les 9/10 ème, au minimum, resterons à un stade de pauvreté qui les maintiendra dans un statut d’éternels assistés.

Cet argent, c’est le contribuable Français, par son travail, qui l’apporte. Et c’est probablement un des facteurs de la colère de 80% de nos compatriotes qui ne comprennent pas ces dépenses extravagantes, pour rien, alors qu’on leur demande depuis des années de se serrer la ceinture.

Quelques propositions :

  • Réintroduire cette somme dans l’économie réelle par des contrats très surveillés entre entreprises Françaises et pays étrangers.
  • Promouvoir les projets orientés vers l’écologie non punitive (traitement de l’eau et des déchets, énergies renouvelables) sur les territoires qui sont en déficit de sécurité sanitaire.
  • Développer le secteur agricole non invasif et écologiquement responsable
  • Co-financer des projets liés à la santé publique (cliniques et hôpitaux)
  • Formation dans les secteurs déficitaires (écologie, médecine, agriculture)

En revanche, il est hors de question de vouloir s’immiscer dans le mode de vie ni dans les traditions du pays aidé. C’est une vraie contrainte pour les français qui seront sur ces projets, mais indispensable pour demander, en retour, le même respect que nous sommes en droit d’attendre de tous ceux qui viennent chez nous.

Bien sûr, cet investissement lourd de notre pays doit avoir des contreparties, dont quelques-unes sont listées ci-dessous

  • Interdiction de financer en direct un gouvernement étranger pour éviter les détournements de fonds (coutume de certains pays). Tout devra passer par des entreprises dument sélectionnées par le gouvernement Français sur des critères très stricts.
  • Renvoi systématique des migrants dans leurs pays d’origine si ce pays n’est pas considéré comme étant en guerre et où l’état Français contribuerait activement à son développement
  • Un rapport annuel devra être présenté au gouvernement Français pour juger de l’efficacité et de l’engagement du pays aidé

Il y a une foule de possibilités de coopération entre les pays dits « sous-développés » et la France. Seule une vraie volonté politique permettra de se sortir de l’ornière dans laquelle nous sommes. En expliquant à nos compatriotes que cet argent est investi pour les protéger et aider les pays nécessiteux, on évitera peut-être les réactions classiques des soi-disant défenseurs des droits de l’homme, qui sont ,en fait, plus soucieux d’entretenir leur image de bons samaritains que de respecter le vrai bonheur de chacun qui est de vivre parmi les siens.

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Xavier Jesu

Délégué régional Nord-Pas-de-Calais - Picardie

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