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samedi, 22 décembre 2018 14:52

Le gaz carbonique pour les nuls

Écrit par  Joel Bourguignon

Le dioxyde de carbone est un innocent auquel, sous l’effet de la torture, on peut faire dire n’importe quoi.

A l’occasion de l’affaire qui a secoué Volkswagen il y a quelques années (dieselgate : modification du logiciel d'injection de carburant diesel), j’avais écrit à la Direction Générale de VW en Allemagne en tant que conducteur d’une VW pour leur dire que c’était l’occasion en or pour attaquer la propagande outrancière sur le CO2. Sans résultat, malheureusement.

Dans les normes environnementales concernant les rejets de gaz par les véhicules, on peut distinguer 2 parties : celles concernant les polluants (CO, NOx, particules etc...) et celle concernant les rejets de CO2.
Si le contrôle des polluants est justifié (sans exagérer non plus), autant celui sur le CO2 ne l’est pas. Or, ce sont toutes ces normes qui ont conduit les ingénieurs de VW à faire un bidouillage dans le logiciel d’injection.
Le CO2, non seulement n’est pas un polluant, mais c’est un gaz essentiel à la vie sur terre, puisque la végétation l’utilise dans la photosynthèse. Il ne représente que 0,04 % de la composition de l’atmosphère (début 2015). La première remarque intuitive qu’on peut faire est qu’une petite variation de ce pourcentage ne devrait pas beaucoup changer la face du monde à priori. Ces variations sont noyées dans l’épaisseur du trait.

De plus, il n’est absolument pas prouvé scientifiquement que l’augmentation du taux de CO2 provoquerait une élévation de température de l’atmosphère, ni que cette augmentation est d’origine anthropique. Pourtant, le groupe de pression des climato-catastrophistes l’affirme de façon péremptoire, comme s’il s’agissait d’une vérité révélée. Il a été prouvé que c’est l’inverse : il y a d’abord une augmentation de température puis une légère augmentation du CO2.

Dès lors, pourquoi cette fable ? La réponse vient des systèmes de modélisation du climat. Or, ces modélisations sont très approximatives. Beaucoup de phénomènes physiques sont occultés ou mal compris. Par exemple, les modèles ne prennent peu ou pas en compte l’influence (qui doit être grande) des courants marins, des nuages ou du cycle solaire de 11 ans. Très peu de personnes savent vraiment comment ces modèles ont été conçus, spécifiés puis codés.
Cela devrait nous conduire à faire preuve d’humilité et reconnaitre que les phénomènes interdépendants sont d’une telle complexité, qu’ils sont au-delà de notre compréhension pour encore longtemps. Cela n’est pas une question de puissance de calcul des ordinateurs, mais bien de compréhension des phénomènes physiques. Plusieurs choses modifient le climat, mais on ne les a pas toutes identifiées, comprises et encore moins correctement modélisées. L’une des preuves que ces modèles ne tiennent pas la route, c’est qu’ils échouent en backtesting. Si on demande à un système informatique de climatologie de traiter des données passées pour prédire des années connues, il déraille. Exemple : supposons qu’on connaisse les données climatiques des années 1950 à 1999. On introduit ces données dans un modèle, puis on essaie de prédire le climat (connu) des années 2000 à 2015. On constate que le modèle donne des résultats divergents de la réalité.
Donc, ces modèles sortent des résultats faux dont s’emparent les politiciens (écolos ou non) ainsi que les journalistes.

C’est là que les choses se gâtent. Ces politiciens ont une culture scientifique de poisson rouge. Ils ignorent tout ou presque de la climatologie mais aussi de la physique, des mathématiques et de l’informatique. Ils s’appuient sur les travaux de pseudos scientifiques qui ont formé un lobby, le GIEC (Groupement Inquisitorial d’Etude du Climat ;-)) (IPCC en anglais). Ce GIEC, rappelons-le, est une organisation politique, rattachée à l’ONU, qui fait la pluie et le beau temps (c’est le cas de le dire) en ce qui concerne la climatologie. Un cercle vicieux s’est mis en place : le citoyen lambda est sensibilisé aux questions environnementales (à juste titre), donc les politiciens (clientélistes par nature) y sont sensibilisés aussi.
En l’absence de connaissances réelles, ils ont sous-traité le problème à des organisations comme le GIEC. Ces organisations ont vite compris le profit qu’ils pouvaient tirer de cette situation en termes de crédits et de budgets pour mener leurs recherches. Ils ont donc noirci le tableau et fait des communications catastrophistes ce qui stresse encore plus le citoyen lambda.

Quand on survole la terre en avion, on se rend bien compte que nous sommes comme des fourmis à l’échelle de la terre. Si l’activité humaine a une influence sur le climat, il est probable que celle-ci est minime voire négligeable. Il y a eu des variations de température et de taux de CO2 importants bien avant l’apparition de l’espèce humaine. Prétendre influer sur le climat, c’est comme si on prétendait vouloir influer sur la vitesse de rotation de la terre. D’ailleurs, en supposant qu’il y ait un réchauffement (non prouvé), cela ne serait pas dramatique. D’immenses surfaces (Sibérie, Canada...) deviendraient plus vivables. De toute façon, l’espèce humaine devra s’adapter, comme elle l’a toujours fait.

Les climato-catastrophistes sont d’une telle prétention et d’une telle arrogance qu’ils ne supportent plus ni la contradiction ni le doute. Or, le doute est à la base de la méthode scientifique. Les ayatollahs du CO2 et du réchauffement climatique se comportent comme s’ils avaient créé une nouvelle religion et donc tous ceux qui ne croient pas sont des hérétiques et doivent être excommuniés et cloués au pilori. Or, un grand nombre de scientifiques de haut niveau mettent en cause le changement climatique d’origine anthropique. Voir ref 1. Mais on ne leur donne pas la parole ! Ils sont les Galilée du gaz carbonique.
Il est consternant de constater que de grandes entreprises comme EDF, BNP Paribas ou d’autres... contribuent à cette propagande sur le catastrophisme carbonique !

Conclusion :
Cette nouvelle idéologie-religion entraine un immense gaspillage de ressources à cause de toutes les dépenses engagées dans cette course folle pour essayer de contrôler le climat. Il est question de nous (les pays industrialisés) ponctionner plus de 100 Mds $ par an pour tenter de diminuer le CO2 d’origine anthropique. Ce sont autant de ressources qui seront retirées à d’autres utilisations possibles et plus utiles (comme le combat contre l’illétrisme ou l’accès à l’eau potable).
J’accuse ceux qui font la promotion du soi-disant réchauffement climatique à cause du CO2 d’origine anthropique de nous enfumer et de vouloir nous extorquer de nouveaux impôts injustifiés. Il faut mettre hors d’état de nuire tous les Diafoirus du gaz carbonique.

Joel Bourguignon
I ♥ CO₂

Pour aller plus loin, une association et 2 excellents livres :

• Association des climato-réalistes : https://www.climato-realistes.fr/
• « L’idéologie du réchauffement » Science molle et doctrine dure, par Rémy Prud’homme.
• « Climat : 15 vérités qui dérangent », par Istvan Marko.

Ref 1 : https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_scientists_opposing_the_mainstream_scientific_assessment_of_global_warming

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